Ce geste jugé “impensable” que les féministes disent pourtant prévisible
Un adjectif particulièrement mal choisi.
Des années qu’elles alertent.
On pourrait penser qu’il ne s’agit que d’un titre sensationnaliste de plus, typique du traitement médiatique du Parisien. Pourtant, écrire “il a commis l’impensable avant de mettre fin à ses jours” pour évoquer un homme ayant tué son ex-compagne et ses enfants avant de se suicider révèle une manière bien ancrée de raconter ces drames. Cette formulation suggère un geste isolé, imprévisible, presque inexplicable. Or, ces violences s’inscrivent souvent dans des schémas connus. Il n’est malheureusement pas rare que des hommes violents s’en prennent à leur famille au moment d’une séparation, dans une logique de contrôle et de destruction. Cette incapacité à accepter la rupture ou à gérer les conflits autrement que par la violence renvoie au patriarcat, un concept pourtant bien connu et documenté. Chaque année, ces faits rappellent l’ampleur du phénomène : en France, 164 féminicides ont été recensés l’an dernier. Bien les nommer serait ma moindre des choses.
Nommer les féminicides :
1.
impensable pour qui ? Parce que nous on y pense vachement quand même.
2.
"L'impensable" alors que le truc arrive régulièrement
— France Bagarre (@rigop.bsky.social)2026-05-10T22:16:09.549Z
3.
Un féminicide ? Par un flic ? Perso je trouve ça malheureusement "très pensable"
4.
« Impensable » & c’est tout simplement un ÉNIÈME mec qui assassine son ex femme & leurs enfants, comme il y en a constamment tandis que le politique refuse d’en faire un sujet (& qui en prime est armé par l’état & va être compté dans les stats des « ouin regardez le nombre de policiers morts ») 🙂
5.
J'aimerais savoir quel est le bilan net en vies humaines de l'armement des policiers municipaux.
— Céline A Paris (@celineaparis.bsky.social)2026-05-10T18:17:45.789Z
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