Un simple historique de recherche peut devenir dangereux : 19 États imposent déjà la présence d’un médecin lors d’une IVG médicamenteuse, obligeant certaines femmes à utiliser Internet pour s'orienter dans leur démarche.
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
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Qu'est-ce qui empêchera demain des activistes anti-avortement de photographier ces femmes puis d'utiliser un logiciel comme Pimeyes pour les retrouver ? D'autant que dans certains Etats, la loi encourage déjà cette délation.https://t.co/JtbHocozEj
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 31, 2022
En 2017, Latice Fisher, une jeune femme noire, a été inculpée pour le meurtre de son fœtus quand les enquêteurs ont découvert qu’elle avait cherché des informations en ligne sur le misoprostol, un médicament utilisé lors des interruptions de grossesse.https://t.co/SB1u9Gx6DP
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
Ce marché de l’oppression des femmes n’est pas seulement opportuniste : il est de plus en plus structuré. En 2017, Heartbeat International, une puissante organisation anti-avortement qui revendique 2000 partenaires et une implantation dans 50 pays, a lancé Next Level. pic.twitter.com/JkZjE2uG7X
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
Il s'agit d'un système de gestion, commercialisé auprès des professionnels de santé afin de centraliser et de partager les informations personnelles des femmes enceintes. De quoi les suivre à la trace, au nom de "la révolution du big data".https://t.co/UlbmmxGyW8
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
Dans ces conditions, les anti-choix n’ont même plus besoin d’envoyer des militants munis de pancartes hostiles à l’entrée des cliniques ; il leur suffit de payer des réclames ciblées pour abreuver les candidates à l’avortement de messages dissuasifs et de fausses informations. pic.twitter.com/gWLjQcMEjK
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
C'est toute la cruauté d'un système dans lequel les prédateurs sont mieux protégés que leurs victimes : un secteur économique dangereusement dérégulé vient raboter le droit des femmes à disposer de leur corps.
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
En l’absence de loi fédérale sur la protection des données, aucun texte n’encadre l’activité des data brokers. Des sénateurs s'en inquiètent, mais à ce jour, un seul État, le Massachusetts, interdit le chalutage des données de géolocalisation autour des établissements de santé pic.twitter.com/eet9n5tZR4
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
C'est une industrie du miroir sans tain : on ne connaît pas le nom des courtiers en données, mais eux savent 3000 choses sur chaque individu. Il s'agit d'une bombe à retardement qui fait voler en éclats la notion même d'intimité. Et ici, ce sont les femmes qui vont trinquer.
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022
Le lien au début du thread était cassé, voici le bon : https://t.co/89PeNgGekD
— Olivier Tesquet (@oliviertesquet) May 23, 2022