Avec le retour de la maladie on commence à mettre en cause le bienfondé de la consommation antiscorbutique des agrumes. l'idée d'une origine bactérienne du scorbut revient en force. Le scorbut serait l'effet d'une toxine, la ptomaïne provenant de germes dans la viande mal conservée 🧵3/6
— Suave Morbida (@maitre-poulard.bsky.social)2025-10-22T08:49:25.055Z
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Les expéditions polaires britanniques des années 1900/1910 en font les frais puisque les gars partent plusieurs mois à l'assaut du pôle sud avec des super conserves de viande, mais sans un pet' de citron. Le scorbut est une des causes principales de l'échec de l'expédition de Scott, notamment.🧵4/6
— Suave Morbida (@maitre-poulard.bsky.social)2025-10-22T08:49:25.258Z
Finalement ce n'est qu'avec les travaux de Drummond en 1919 et de Szent-Györgyi en 1933 sur l'acide ascorbique (vitamine C) que la controverse sur les causes de la maladie s'éteint. En tout cas, je trouve ça assez dingue qu'un marin anglais de l'époque Napoléonienne ait été mieux protégés…🧵5/6
— Suave Morbida (@maitre-poulard.bsky.social)2025-10-22T08:49:25.559Z
…de la maladie que les membres d'une des plus prestigieuses missions d'exploration scientifique au début du XXe siècle. Comme quoi, la science….on est peu d'chose, ma bonne dame…mais bref… et bonne journée…oui, à vous aussi 🧵6/6
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Qu'est ce qui me prend de parler du scorbut sur trouzemille blousque sans évoquer le plus important: James Blunt a chopé le scorbut parce qu'il était complètement con(!?)
— Suave Morbida (@maitre-poulard.bsky.social)2025-10-22T10:09:08.394Z
pour désigner ces bijoux comme symbole de l'oppression des riches.On peut pourtant voir ces objets autrement. Leur muséalisation a définitivement changé leur statut d'apparat pour les résumer à un témoignage de la production artistique d'une époque 2/9
— Mickaël Wilmart (@mickaelwilmart.bsky.social)2025-10-20T09:35:13.065Z
Ils sont dès lors le vestige d'une culture matérielle complexe qu'on ne peut résumer aux commanditaires ou anciens propriétaires (même s'ils participent de son existence). Ces artefacts résultent de plusieurs chaînons : un savoir-faire, travail d'un atelier composé de maître, valets et apprentis 3/9
— Mickaël Wilmart (@mickaelwilmart.bsky.social)2025-10-20T09:35:13.066Z
une mobilisation de ressources (matières premières et finances) derrière lesquelles on peut lire le système d'exploitation d'une époque, tant des hommes, des territoires et de la nature ; une symbolique liée à une élite et un pouvoir en place historiquement situés ; un savoir-faire muséal enfin 4/9
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réunissant conservateurs, restaurateurs et tous les métiers qui permettent la mise en accès au public du témoignage d'une époque. Pour toutes ces raisons, un objet de musée devient à son entrée dans les collections un objet social total qui n'amène pas l'équivalence à un propriétaire 5/9
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On peut évidemment le réduire à cela mais, pour prendre un autre exemple, une cathédrale n'est-elle que l'oeuvre d'un évêque ou d'un prince ou la convergence de leurs apports avec un savoir-faire technique et artistique fruit d'une collaboration entre différents corps de métiers 6/9
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