La raison ?
— AuPalais (@palais_au) June 4, 2022
Bien qu’il ait vécu toute sa vie en Ukraine, qu’il y ait fait ses études et construit ce qu’on appelle « le noyau de sa vie privée et familiale », il n’est pas de nationalité ukrainienne.
Il est arménien, pourtant titulaire d’un titre de séjour permanent en Ukraine.
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L est roumaine mais vivait en Ukraine depuis 17 ans.
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Après des études d’économie, elle y avait un commerce de produits cosmétiques.
Elle y avait construit sa vie avec son mari, ingénieur, malheureusement décédé dans un accident en 2017.
Il n’a pas d’attache en Arménie.
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Il s’est retrouvé, sous les bombes, parmi le flot des réfugiés fuyant les combats.
Le préfet estime pourtant que la différence de nationalité suffit pour le traiter différemment d’un réfugié ukrainien et de ne pas bénéficier de protection.
H, la fille de L, est arrivée en Ukraine à l’âge de 7 ans.
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Elle y a passé son bac puis suivi des études à l’école de musique.
Elle y enseignait la musique et donnait des concerts.
En France, on différencie les réfugiés d’Ukraine, en fonction de la nationalité figurant sur leurs papiers.
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Peu importe, là-bas, les bombes qui s’abattent indifféremment sur tous les habitants.
H et L n’ont plus aucune famille en Arménie.
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H et L vivaient paisiblement ensemble dans leur appartement de Kiev lorsque les bombardements ont commencé.
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Le 24 février 2022, elles ont dû se réfugier dans une cave, où elles ont vécu durant 10 jours avec leurs voisins, dormant sur des chaises, attendant fébrilement la fin des bombardements.
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L et H sont arméniennes.
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Pas roumaines.
Coquille matérielle à un moment dans un des tweets de mon récit.
Je corrige.
Dix jours d’horreur et d’angoisse à l’issue desquels elles ont réussi à être exfiltrées vers la Pologne puis la France.
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Elles ont tout perdu.