Quelques réflexions personnelles à ce sujet. Cette solidarité permet, je crois, aux idées d’une nouvelle gauche japonaise apartisane de toucher toujours davantage de personnes dans un pays largement influencé par l’idéologie du quasi-seul parti au pouvoir depuis l’après-guerre.
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
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Fini les vibrato vieillissants, bienvenue à la modernité, au légato. En 1914, Matsui Sumako fait un carton plein avec Kachūsha no Uta. C’est joli comme tout, totalement inoffensif, et ça se vend à 27000 exemplaires : le début de la pop music japonaise.https://t.co/OMj4O4hgbh
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Le retour contestataire de cette période est d'autant plus fort qu’en parallèle le nationalisme se renforce dans la musique mainstream.
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« Rising Sun » cartonne, AKB48 et Nogizaka46 font la promotion des forces d’autodéfense, Kyary Pamyu Pamyu reprend l'imagerie impériale. pic.twitter.com/Thiwau88Ar
Ceci est d’autant plus utile que depuis (très) peu, la conjoncture fait que des artistes majeurs prennent aussi position. En décembre 2020, Miyavi fait un live sur Twitch pour alerter sur le problème écologique. La position est molle, ne pointe du doigt personne, mais existe.
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En parallèle, les artistes contestataires restants doivent composer avec une forte répression. En 1925, la loi sur la préservation de la sécurité publique réprime la dissidence. À la clé, pas de procès, torture brutale et peine de mort. Pas de dissidence dans l'Empire du Japon.
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Avec l'anti-nucléarisme, la contestation reprend de plus belle. Les festivals reviennent, RC Succession ressort un album, des artistes (dont @_Mars89) mènent des manifestations aux revendications élargies, de l'augmentation des salaires à la lutte contre les discriminations. pic.twitter.com/StS0GukK21
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Bien sûr, le milieu est mouvant, la répression présente, la censure active. Mais avec la révision des méthodes de calcul incluant désormais le streaming et YouTube, on peut imaginer que dans les années à venir des artistes contestataires se retrouvent au devant de la scène.
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Pour contourner ces restrictions, la plupart d’entre eux vont s’engouffrer dans une nouvelle tendance culturelle du début de l’ère Showa (1926-1989), le « Ero Guro Nansensu », un courant au contenu borderline érotique, grotesque et absurde, comme son nom l’indique. pic.twitter.com/1xiOjbFOSu
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Les manifestations du collectif Shirōto no Ran, importantes en nombre, font la part belle aux musiques contestataires de groupes de punk hardcore, du groupe Rankin Taxi ou de la rappeuse Rumi. pic.twitter.com/Plxrq4yhQr
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L’arrivée massive des femmes dans le milieu de la musique contestataire japonaise a également permis aux revendications de s’élargir et de penser plus systémiquement la société japonaise, après l’échec relatif que fut le mouvement Me Too au Japon. pic.twitter.com/YOeJiIuE0m
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