De nombreux musiciens sont contraints d’écrire des chants de guerre. Les écoliers apprennent des chants vantant la supériorité du pays ou la joie de travailler dans les usines d'armement. Les rares chansons contestataires s'échangent dans la clandestinité.https://t.co/eJKsVhjmzu
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
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L'une des chansons contestataires les plus inattendues est venue du monde des idols. Seihuku Kojyo Iinkai propose une musique et une danse toute mignonne… pour parler des dangers du césium. C’est… déroutant.) https://t.co/olAAXTAua5
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Comment la gauche japonaise s’est servie de la musique pour faire exister et défendre ses idées, dans un pays où tout lui était hostile ?
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Petit voyage dans la musique contestataire japonaise, de l’ère Meiji à aujourd’hui.
Un thread à lire… et à écouter🎧
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Au sortir de la guerre, le Japon entre dans une effervescence culturelle. De nouveaux genres se découvrent ; les arts collaborent. Cette créativité se retrouve dans les importantes manifestations étudiantes de l’époque très alimentée par la Nouvelle Gauche.
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Rapidement, parce que tel est le cycle de la vie, la police japonaise procède à toujours plus d’arrestations de manifestants et d'organisateurs. Le 11 septembre 2011, douze personnes sont jetées plusieurs jours en garde à vue, pour « crainte d’émeutes potentielles ».
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1868. Le gouvernement shogunal tombe, l’empereur reprend le pouvoir : c’est le début de l’ère Meiji. 12 ans plus tard, en réaction à l'oligarchie régnante, Itagaki Taisuke, un libéral anti-gouvernement, fédère le « Mouvement pour les libertés et les droits du peuple. » pic.twitter.com/HtdZPBoRyL
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Les artistes s'inspirent fortement de musiciens américains mais aussi de leur propre histoire contestataire, en réanimant l’enka politique des débuts. Certaines chansons rencontrent le succès commercial. « Jukensei Blues » est 6ème du classement ORICON.https://t.co/zamKjk5J0b
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A la répression s'ajoute une nouvelle fois la censure. Le lobby nucléaire japonais, sponsor essentiel des programmes télévisuels, fait pression. En 2011, le comédien Yamamoto Tarō perd une majeure partie de ses contrats suite à sa participation aux manifestations anti-nucléaires.
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Composé de classes populaires et d'intellectuels urbains, le Mouvement appelle notamment à l’établissement d'un parlement et d'une constitution, à l'amendement des "traités inégaux" contractés avec l'Occident, et à la baisse des impôts fonciers.
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L'ironique « Jieitai ni hairō », « Rejoignons les forces d’auto-défense », devient instantanément un classique.
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Mais si ça se voit, il faut couper. Peu après, l'Association des radiodiffuseurs met la chanson sur liste noire et empêche sa diffusion.https://t.co/34oZQRpEyU