Composé de classes populaires et d'intellectuels urbains, le Mouvement appelle notamment à l’établissement d'un parlement et d'une constitution, à l'amendement des "traités inégaux" contractés avec l'Occident, et à la baisse des impôts fonciers.
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
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L'ironique « Jieitai ni hairō », « Rejoignons les forces d’auto-défense », devient instantanément un classique.
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Mais si ça se voit, il faut couper. Peu après, l'Association des radiodiffuseurs met la chanson sur liste noire et empêche sa diffusion.https://t.co/34oZQRpEyU
L’autocensure fonctionne toujours. L'album « 45 Stones » de Kazuyoshi Saito, dont une grande partie traite de la crise nucléaire, ne mentionne jamais le mot « genpatsu » (nucléaire). La chanson d'Asian Kung-Fu Generation « No Nukes » est renommée « N2 ».https://t.co/srUoFumJpM
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À l'époque, le gouvernement Meiji interdit les discours dissidents et les protestations contre le nouveau régime. Pour faire entendre leurs voix, les membres du mouvement trouvent un moyen détourné de faire des discours politiques sans enfreindre l'interdit : la chanson.
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Pour contourner l’absence de diffusion des majors, la gauche militante fonde des labels indépendants (Underground Record Club), accumule les festivals et crée des meetings musicaux (Tokyo Folk Guerilla), tout en essayant d’éviter au mieux la répression et la censure. pic.twitter.com/wAWwhG5kPH
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Bien sûr, la répression, la censure vont tarir le mouvement. Mais malgré ça, l’incident de Fukushima marque un tournant pour la musique contestataire : la majorité des chansons antinucléaires a été composée dans des labels indé ; et s'est surtout fait connaître par YouTube.
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C’est le début de l’enka (演歌), « le discours-chant ».
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« Oppekepe », chanson du comédien Otojiro Kawakami, devient alors un énorme succès populaire.
« 外部の飾はよいけれど政治の思想が欠乏だ »
« l'accoutrement est bon, la conscience politique manque. » https://t.co/Echewl5AFz
Insuffisant. Avec la fin du mouvement étudiant, la musique contestataire s’adoucit et est remplacée par la musique yojōhan (quatre tatamis et demi) qui chante la vie d’amants pauvres qui vivent dans une pièce de… quatre tatamis et demi. Super.https://t.co/gSGQcxzbuG
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La solidarité entre artistes s'est renforcée, et ceux-ci se placent désormais sur tous les canaux de diffusion. À chaque mobilisation (SEALDS, OccupyShinjuku0112), les artistes se retrouvent et font entendre leur voix au plus grand nombre.
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Une belle convergence des flûtes. pic.twitter.com/rgm9Wt22gv
Pression faisante, le gouvernement Meiji cède à l’établissement d’une constitution en 1889 et d’une assemblée en 1890. Après cette victoire de façade – la constitution étant très favorable aux oligarques – le mouvement va progressivement perdre de son intensité. L'enka aussi.
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