Ceci est d’autant plus utile que depuis (très) peu, la conjoncture fait que des artistes majeurs prennent aussi position. En décembre 2020, Miyavi fait un live sur Twitch pour alerter sur le problème écologique. La position est molle, ne pointe du doigt personne, mais existe.
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
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Pour contourner ces restrictions, la plupart d’entre eux vont s’engouffrer dans une nouvelle tendance culturelle du début de l’ère Showa (1926-1989), le « Ero Guro Nansensu », un courant au contenu borderline érotique, grotesque et absurde, comme son nom l’indique. pic.twitter.com/1xiOjbFOSu
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Avec l'anti-nucléarisme, la contestation reprend de plus belle. Les festivals reviennent, RC Succession ressort un album, des artistes (dont @_Mars89) mènent des manifestations aux revendications élargies, de l'augmentation des salaires à la lutte contre les discriminations. pic.twitter.com/StS0GukK21
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
Bien sûr, le milieu est mouvant, la répression présente, la censure active. Mais avec la révision des méthodes de calcul incluant désormais le streaming et YouTube, on peut imaginer que dans les années à venir des artistes contestataires se retrouvent au devant de la scène.
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Sur le fil de la censure, les œuvres Ero Guro qui sont interdites le sont sur la base de lois ordinaires, aboutissant rarement à autre chose qu'à des amendes. Le ministère de l’intérieur y consent tacitement : « mieux vaut l’érotisme que le terrorisme, le rose que le rouge ».
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Les manifestations du collectif Shirōto no Ran, importantes en nombre, font la part belle aux musiques contestataires de groupes de punk hardcore, du groupe Rankin Taxi ou de la rappeuse Rumi. pic.twitter.com/Plxrq4yhQr
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L’arrivée massive des femmes dans le milieu de la musique contestataire japonaise a également permis aux revendications de s’élargir et de penser plus systémiquement la société japonaise, après l’échec relatif que fut le mouvement Me Too au Japon. pic.twitter.com/YOeJiIuE0m
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C’est dans l’Ero Guro que la gauche marxiste et qu'une partie du mouvement des arts prolétariens vont se retrouver, repoussant toujours plus loin les limites du genre. Des blagues sexuelles sur les mœurs de l’empereur à la critique de l’oppression de l’Empire, tout y passe.
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Là où les quelques manifestations des années 2000 étaient mises en musique par la house et la techno, le cru 2011 élargit les genres et présentent notamment des rappeurs (Rumi, ECD, Akuryo), qui multiplient les appels et jouent avec le public.
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Le chemin est encore très long, comme ce thread par ailleurs, mais la nouvelle génération d’artistes japonais, héritiers de plus de cent ans de musique contestataire, se sont donné un objectif qui doit résonner (et raisonner) : faire mieux.
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« Ça vous dérange si on manifeste ? » pic.twitter.com/9vViqkNxY1