Pour contourner l’absence de diffusion des majors, la gauche militante fonde des labels indépendants (Underground Record Club), accumule les festivals et crée des meetings musicaux (Tokyo Folk Guerilla), tout en essayant d’éviter au mieux la répression et la censure. pic.twitter.com/wAWwhG5kPH
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
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Bien sûr, la répression, la censure vont tarir le mouvement. Mais malgré ça, l’incident de Fukushima marque un tournant pour la musique contestataire : la majorité des chansons antinucléaires a été composée dans des labels indé ; et s'est surtout fait connaître par YouTube.
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C’est le début de l’enka (演歌), « le discours-chant ».
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« Oppekepe », chanson du comédien Otojiro Kawakami, devient alors un énorme succès populaire.
« 外部の飾はよいけれど政治の思想が欠乏だ »
« l'accoutrement est bon, la conscience politique manque. » https://t.co/Echewl5AFz
Insuffisant. Avec la fin du mouvement étudiant, la musique contestataire s’adoucit et est remplacée par la musique yojōhan (quatre tatamis et demi) qui chante la vie d’amants pauvres qui vivent dans une pièce de… quatre tatamis et demi. Super.https://t.co/gSGQcxzbuG
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La solidarité entre artistes s'est renforcée, et ceux-ci se placent désormais sur tous les canaux de diffusion. À chaque mobilisation (SEALDS, OccupyShinjuku0112), les artistes se retrouvent et font entendre leur voix au plus grand nombre.
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Une belle convergence des flûtes. pic.twitter.com/rgm9Wt22gv
Pression faisante, le gouvernement Meiji cède à l’établissement d’une constitution en 1889 et d’une assemblée en 1890. Après cette victoire de façade – la constitution étant très favorable aux oligarques – le mouvement va progressivement perdre de son intensité. L'enka aussi.
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(Au passage, vous saviez que « Ue wo muite aruko », que vous avez tous déjà entendu, est une façon détournée de chanter la frustration et le découragement de son auteur face aux efforts infructueux des manifestants ? Maintenant, oui.)https://t.co/TAyE5K0QqF
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En 2018, Aki Okuda, l’une des figures du mouvement SEALDS (à l’origine des manifestations de 2015-2016), lance le festival gratuit The M/ALL à Shibuya, après un financement participatif. Énorme succès. À l’édition 2019, le groupe GEZAN appelle de ses vœux à une révolution.
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L’enka passe de la protestation à la satire de sujets sociaux. Pendant l’ère Taisho (1912-1926), il s'agrémente d’instruments, perd de sa force politique et voit ses auditeurs partir au profit du ryūkōka (流行歌), une musique largement inspirée de la musique occidentale.
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Les idées de gauche s’amenuisent. La scène musicale japonaise devient majoritairement « neutre et apolitique ». Exception faite dans les années 80, avec le succès indé de « Summertime Blues » de RC Succession, suite à Tchernobyl. Attention, ça tue. https://t.co/jtWrUpLvwy
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