Les idées de gauche s’amenuisent. La scène musicale japonaise devient majoritairement « neutre et apolitique ». Exception faite dans les années 80, avec le succès indé de « Summertime Blues » de RC Succession, suite à Tchernobyl. Attention, ça tue. https://t.co/jtWrUpLvwy
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
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Malgré la difficulté de se produire pendant la pandémie, les artistes contestataires redoublent d’efforts. La « Protest Rave » passe en ligne, GEZAN sort un documentaire vidéo laissant les artistes faire part de leurs envies d'avenir. Le tout en dehors des grands labels.
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Fini les vibrato vieillissants, bienvenue à la modernité, au légato. En 1914, Matsui Sumako fait un carton plein avec Kachūsha no Uta. C’est joli comme tout, totalement inoffensif, et ça se vend à 27000 exemplaires : le début de la pop music japonaise.https://t.co/OMj4O4hgbh
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Le Japon entre dans une période de forte croissance économique. Les contradictions vécues par les jeunes s’étouffent. Les rares chansons politiques plaignent mais ne contestent plus. Et puis, plus rien. Plus rien ? En 2011, c'est l’incident de la centrale nucléaire de Fukushima. pic.twitter.com/7dVA42D4wF
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Quelques réflexions personnelles à ce sujet. Cette solidarité permet, je crois, aux idées d’une nouvelle gauche japonaise apartisane de toucher toujours davantage de personnes dans un pays largement influencé par l’idéologie du quasi-seul parti au pouvoir depuis l’après-guerre.
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En parallèle, les artistes contestataires restants doivent composer avec une forte répression. En 1925, la loi sur la préservation de la sécurité publique réprime la dissidence. À la clé, pas de procès, torture brutale et peine de mort. Pas de dissidence dans l'Empire du Japon.
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Le retour contestataire de cette période est d'autant plus fort qu’en parallèle le nationalisme se renforce dans la musique mainstream.
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« Rising Sun » cartonne, AKB48 et Nogizaka46 font la promotion des forces d’autodéfense, Kyary Pamyu Pamyu reprend l'imagerie impériale. pic.twitter.com/Thiwau88Ar
Ceci est d’autant plus utile que depuis (très) peu, la conjoncture fait que des artistes majeurs prennent aussi position. En décembre 2020, Miyavi fait un live sur Twitch pour alerter sur le problème écologique. La position est molle, ne pointe du doigt personne, mais existe.
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Pour contourner ces restrictions, la plupart d’entre eux vont s’engouffrer dans une nouvelle tendance culturelle du début de l’ère Showa (1926-1989), le « Ero Guro Nansensu », un courant au contenu borderline érotique, grotesque et absurde, comme son nom l’indique. pic.twitter.com/1xiOjbFOSu
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Avec l'anti-nucléarisme, la contestation reprend de plus belle. Les festivals reviennent, RC Succession ressort un album, des artistes (dont @_Mars89) mènent des manifestations aux revendications élargies, de l'augmentation des salaires à la lutte contre les discriminations. pic.twitter.com/StS0GukK21
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