En 1932, elle décide de se libérer des contraintes institutionnelles et de travailler sans licence. Alors qu’elle commence à s’acclimater à sa nouvelle vie, à son travail, au mahjong et à la lecture, elle reçoit en janvier 1933 un télégramme annonçant la mort de sa mère. pic.twitter.com/h9AfeBYrEH
— Lex Tutor (@NunyaFR) October 2, 2022
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On y décrit en détails les derniers repas de Sada, et on tente d'en établir un profil psychologique. On la compare à la Salomé d’Oscar Wilde. Fausses observations et fausses pistes s'accumulent. C'est le début de la « panique Sada Abe », une panique enracinée dans son temps.
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Paradoxalement, Sada vit plutôt une vie discrète dans le quartier de Shitaya pendant les 20 années suivantes, se voyant même remettre le prix d'« employée modèle » de restaurants, malgré de nombreuses tensions avec certains clients qui hurlent : « Cachez les couteaux ! » pic.twitter.com/efPWN7mVAW
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C’est dans le quartier de Kanda que naît Sada Abe en 1905. Kanda conserve à l’époque une forte saveur de l’époque d’Edo, avec ses coutumes et ses valeurs traditionnelles, et est réputé pour sa culture « basse » dans laquelle le monde des geishas est toujours respecté. pic.twitter.com/Hn4xj4qs1i
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Mettant les rancœurs passées de côté, elle retourne vivre à Tokyo. Elle rend visite à son père, et prie devant la tombe de sa mère. Elle entre alors sur le marché de la prostitution à Tokyo, et devient en parallèle « maîtresse » pour la première fois. Son père meurt un an après.
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À une époque charnière où se mêlent troubles politiques et militaires, avec l’incident Ni-Ni-Roku et la guerre imminente avec la Chine, un scandale sexuel sensationnaliste fait office d’exutoire nationale, en plein boum du style ero guro nansensu.https://t.co/wXmwVlPaQs
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Sada ouvre son propre restaurant, le Wakatake, comme Gorō le lui avait conseillé. Mais en 1970, suite à des problèmes économiques, le restaurant ferme. Après quelques petits boulots, Sada emporte un yukata et 500 000 yens d’économie.
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Et en 1971, Sada Abe disparaît. pic.twitter.com/dGAym4vYqf
Sada naît dans une famille de classe moyenne. Dernière d’une fratrie de huit enfants, elle est gâtée par sa mère qui lui transmet son amour pour une culture criarde à contre-courant des valeurs confucéennes et victoriennes qui s’étendent dans la société depuis quelques décennies.
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Après la mort de son père, Sada décide de quitter l'industrie du sexe, comme elle tente régulièrement de le faire. Elle part à Nagoya où elle travaille dans un restaurant. Elle y rencontre Gorō Ōmiya, un professeur et banquier qui aspire à devenir membre du parlement japonais. pic.twitter.com/xpw5RJ2JEO
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À plus forte raison que le portrait qui est fait de Sada répond aussi à la dokufu, la femme-poison, un archétype de personnage féminin très ancré dans l'imaginaire japonais depuis le succès des romans sérialisés et des œuvres scéniques dans les années 1870. pic.twitter.com/gPcONzkICb
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