Ah oui et si vous préférez m'entendre plutôt que me lire, je dis peu ou prou la même chose dans cette émission sur France Bleu dans laquelle j'ai été interviewée : https://t.co/FbHnPyvLZP
— Sophie Gourion (@Sophie_Gourion) December 22, 2022
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Vous noterez que j'ai volontairement esquivé la question des différences physiologiques H/F. Concernant les études, je peux vous en trouver 20 qui expliquent qu'il n'y a rien d'inné dans les goûts des enfants mais ça n'empêchera pas certain.e.s de croire le contraire. A quoi bon
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Je pense qu' il y a des différences physiologiques entre F et H pour autant ça n'est pas ça qui justifie les centres d'intérêt. Le fait que le cerveau des femmes soit +petit est un fait, pour autant il a longtemps servi de prétexte pour affirmer que les F étaient – intelligentes.
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Imaginons que, comme E. Bastié l'affirme, les goûts des F et des H soient liées à la biologie. Pour autant, pourquoi ne pas ouvrir le champ des possibles en disant que F et G, indépendamment de leur différences physiologiques, ont le droit de jouer à la poupée ou aux voitures ?
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Je ne pense pas que les goûts et les dégoûts (pour paraphraser Bourdieu) soient "naturels" mais plutôt fonction de leur environnement culturel et social.
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D'après cette logique, le goût des femmes pour soigner, éduquer, assister serait inné. "A partir du moment où on attribue ces compétences à des qualités naturelles, on retire leurs spécificités professionnelles" comme l'explique Séverine Lemiere ici https://t.co/QBGtlmtEif
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En quoi est-ce une idéologie dangereuse ?
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Pourtant la raison n'est pas liée comme elle l'évoque à "une décompensation" causée par une soi-disant propagande féministe. Les véritables raisons sont bien plus rationnelles : dans le catalogue Sears de 1975, seuls 2 % des jouets étaient classés selon le genre de
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l'enfant.
Mais dans les années 1980, la balance a commencé à pencher dans l'autre sens, avec
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l’arrivée de l’échographie. Les futurs parents découvraient le sexe de leur bébé et se précipitaient ensuite pour acheter tout le matériel nécessaire en "version fille" ou "version garçon".
L'autre raison est purement capitaliste : en créant des jouets genrés, on double les intentions d'achat. Pas question pa ex que le petit frère récupère le vélo rose de sa sœur.
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