C'est à ce moment qu'on se rend compte d'au moins deux ratés, malheureusement fréquents : l'aire d'accueil des gens du voyage située en face de l'usine n'a pas été prévenue de l'évacuation, personne n'est allé les voir.
— E. (@ImaGeels) October 2, 2019
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Il est fort probable que l'on ne sache jamais avec précision quelles sont les concentrations auxquelles chaque habitant fut exposé. D'autant plus que les relevés contiennent les émissions "usuelles" à Rouen (pollution, émanation des autres sites industriels à proximité…).
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Tout d'abord en préambule : en 2013, il y a eu une fuite de produits à l'usine #Lubrizol. Il s'agissait de mercaptan, l'additif qui donne son odeur au gaz de ville. ça pue, mais dispersé dans l'air ce n'est pas dangereux.
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En effet, ce n'est pas considéré comme une zone résidentiel (si près d'un site sensible, ce serait étonnant)… Donc souvent oubliée des plans d'urgence.
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Et si vous saviez le nombre d'aires d'accueil situées en bordure de site Seveso en France…
En clair : c'est compliqué. Il y aura très probablement des conséquences à court, moyen et long terme, comme dans tout accident industriel, notamment chez les populations à risque. Mais il est délicat de déterminer avec précision, à l'heure actuelle, les conséquences.
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Sauf que la gestion de crise, notamment la communication, a été problématique : comme c'était pas dangereux, il n'y a pas eu trop d'actions. Mais face à ce manque d'action les populations ont -légitimement- paniqué.
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Par ailleurs, il semble également que les chefs d'établissements scolaires n'aient pas reçu d'informations claires à l'ouverture des classes. Il est probable qu'à ce moment là, la chaine de décision / information n'était pas descendue jusqu'au bout.
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Mais même si on ne sait pas, la clé de la réussite d'une gestion de crise demeure, à mon sens, la communication. C'est un point de vue parfois minoritaire encore aujourd'hui (ça évolue heureusement !), d'autant qu'on a encore tendance à penser la crise pour des situations connues
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En région parisienne, on a enregistré plus de 20 000 appels aux services de secours en quelques heures à cause de l'odeur. Et en Angleterre, une ville a même été confinée le temps de trouver d'où ça venait. Bref, un bel exemple de communication de crise en échec.
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En effet, rien n'est automatique. Un agent de la cellule de crise, après acte de décision du préfet de fermer les établissements scolaires, signifie la décision au rectorat / académie / whoever, qui transmet ensuite à ses chefs d'établissements.
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