Le coût pour les finances publiques n’est pas seulement celui lié à la hausse des prestations fiancées par la Sécu. La réduction du marché des complémentaires va réduire les recettes fiscales. Le rapport estime le coût total à 22,5 milliards d’euros (ou 21,1 avec franchises).
— Nicolas Da Silva (@dasilva_p13) January 31, 2022
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Le HCAAM note que cette extension de la Sécu doit aller de pair avec une démocratisation afin que ce ne soit pas le ministre et les experts qui décident seuls de ce qui doit être remboursé ou non. pic.twitter.com/FfdMgQuAQO
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Au total, le gain net de la réforme est estimé à 5,4 milliards. Le rapport explore deux hypothèses pour la répartition de ces gains : on peut soit les répartir mécaniquement à tous les assurés (S1), soit privilégier les inactifs et les retraités qui sont les plus malades (S2).
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Un intérêt ignoré jusque-là de la Grande Sécu serait de faciliter la régulation des professions comme les médecins. Avec un seul payeur il est plus facile de négocier les prix et de mixer les modes de rémunération (pas seulement le paiement à l’acte).
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En fonction de ces deux scénarios, il est possible de quantifier ce que rapportera ou coutera la réforme pour chaque catégorie d’acteurs et en fonction de tel ou tel critère (âge, revenus, etc.).
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Les grandes perdantes seraient les complémentaires. Elle deviendrait en fait des assurances supplémentaires : elles ne rembourseraient plus des choses essentielles mais des suppléments liés au confort (chambre individuelle) ou à la liberté tarifaire (dépassement d’honoraires). pic.twitter.com/4KmevXpU52
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Ici, on observe que la réforme bénéficie à 70% de la population les plus pauvres. Le 8ème décile ne perd rien, seuls le 20% les plus riches sont perdants. pic.twitter.com/LXn6Qb6HrY
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L’extension des complémentaires santé au détriment de la sécu implique des destructions d’emploi dans les complémentaires. Ce n’est pas un phénomène neuf ou inquiétant. Par exemple, la suppression du RSI en 2018 ou des mutuelles étudiantes est une expérience.
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Autre atout de cette réforme : elle ne coute presque rien pour les employeurs. De 0 à 30 € par an et par individu. Par exemple, une entreprise ayant 4 salariés devra verser 40 euros de plus par an dans le scénario 1. pic.twitter.com/zTntlUzeKK
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Un long fil à propos d’une bombe passée inaperçue : le scénario 3 du HCAAM dit « Grande Sécu ».
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Il y est question d’extension de la Sécu, de réduction de 70% du marché des complémentaires, d’amélioration de l’accès aux soins… en faisant 5,4 milliards d’euros d’économies ! pic.twitter.com/yl1qidPkXL