Le fait que les Russes ne soient plus communistes ne change presque rien à cette volonté de l’OTAN ; comme je le dis svt à mes élèves, les idéologies sont secondaires dans les alliances. C’est une question classique et vieille comme le monde de rivalité entre grandes puissances. pic.twitter.com/PPIoHEHNzM
— Phil McNaughton (@phil_mcnaughton) February 22, 2022
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5/7 : LE SÉPARATISME PRO-RUSSE
— Phil McNaughton (@phil_mcnaughton) February 22, 2022
Problème : la partie pro-russe de l’Ukraine (Est) n’accepte pas ce nouveau renversement. Au Donbas, ou dans la région de Lougansk, on rejette le mouvement Maïdan. Idem… en Crimée.
Quel intérêt ? Plusieurs : une économie de 2 milliards d’euros annuels, 3 milliards d’euros de manque à gagner pour une Ukraine pro-Ouest, et surtout : une liberté stratégique retrouvée. pic.twitter.com/5MiX5qxqJl
— Phil McNaughton (@phil_mcnaughton) February 22, 2022
L’Angleterre est dans la même situation. Enfin, les Etats-Unis, seule puissance capable de stopper la Russie, préfèrent sans doute éviter une troisième guerre mondiale juste pour sauver un bout d’Ukraine.
— Phil McNaughton (@phil_mcnaughton) February 22, 2022
Nous en avons eu un exemple frappant avec la protestation massive contre l'introduction des passes sanitaires Covid. Avec ces passes, le pouvoir (pour une fois protecteur, pourtant) avait franchi la limite et venait bousculer les vies personnelles et familiales. 13/22
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) February 21, 2022
La protestation venait des cercles loyaux du pouvoir et s'est diffusée comme une trainée de poudre. Le pouvoir a mollement réprimé, mais fait marche arrière, ce qui était complètement inédit dans la Russie poutinienne. Une belle mise en lumière du contrat social. 14/22
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) February 21, 2022
Or, la guerre qui vient d'être quasi-déclarée va possiblement heurter ces premiers cercles et cette vie personnelle si jalousement protégés. Les soldats entassés pêle-mêle sur cette photo qui circule aujourd'hui sont les enfants de quelqu'un. 15/22 pic.twitter.com/xcDBFOjMg4
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) February 21, 2022
Le contexte n'est plus propice aujourd'hui à l'action d'un comité des mères de soldats, ni d'une autre ONG. La terre est brûlée. Mais la résistance individuelle sera vive, et les réseaux sociaux notamment peuvent donner naissance à d'autres modes de protestation. 16/22
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) February 21, 2022
Et la population russe face à tout ça?
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) February 21, 2022
Je sais, la question est un peu décalée dans la sidération de ce soir. Mais on n'a jamais trop de mise en contexte, surtout à un moment comme celui-ci.
Et, perso, ça m'aide à traverser l'horreur qui me saisit.
Fil. 🧶 1/22
En tout cas, si des cadavres arrivent en Russie, ça peut être une rupture très forte du contrat social avec le pouvoir, et une déstabilisation majeure. Elle peut se cumuler à d'autres motifs d'insatisfaction des Russes: la perte de revenus réels, la fermeture du monde… 17/22
— Anna Colin Lebedev (@colinlebedev) February 21, 2022