Ne plus rembourser les arrêts maladie de courte durée, la bonne idée du président du Medef !
Ils en ont jamais assez.
Si vous aimiez vraiment votre entreprise, vous ne tomberiez pas malade.
Les arrêts maladie sont décidément devenus la nouvelle obsession du patronat. Invité sur France 2, le président du Medef Patrick Martin a proposé que certains arrêts de courte durée ne soient plus remboursés ni par l’Assurance maladie, ni par les complémentaires santé. Son objectif affiché : provoquer un « effet comportemental » pour limiter les arrêts qu’il juge abusifs et réaliser des économies.
Une idée qui pose pourtant de sérieux problèmes. D’abord sanitaires : si les salariés savent qu’un arrêt de quelques jours ne sera plus indemnisé, certains risquent de venir travailler malades plutôt que de se soigner. Or les médecins alertent déjà sur les conséquences d’une vision purement comptable des arrêts, notamment pour les maladies psychiques et l’usure professionnelle.
Mais derrière cette proposition se cache surtout une certaine vision du salarié : forcément suspect, prêt à profiter du système dès qu’on lui en donne l’occasion. Une logique de défiance assez paradoxale quand ces mêmes salariés sont précisément ceux qui font tourner les entreprises. Et si le problème venait parfois moins des arrêts que des conditions de travail ?
La fin des arrêts maladie selon Patrick Martin :
1.
Par idéologie pure, ils veulent raser la sécurité sociale et ils ne s'en cachent même, quitte à s'asseoir sur les bases des bases de la santé publique.
2.
Moi je suggère l'application de la taxe Zucman pour provoquer un effet comportemental au Medef https://t.co/H8YRxItbl5
— Paroxéqueen soutient le vieux φ (@Hachikonoyume) September 22, 2026
3.
Il a remarqué que lorsqu’il s’absentait 1 mois de son entreprise, cela ne changeait rien à la production et au résultat
4.
Si les gens prennent pas de petits arrêts ça va provoquer à retardement des gros arrêts… Il est con ou quoi ? https://t.co/TvCoCgvHId
— Anthony VAJDA (@EagisCorp) September 22, 2026
5.
"La fraude à l’assurance maladie, dont la détectionatteint 628 M€ en 2024, provient essentiellement de professionnels de santé"Source : le rapport de l'IGASurls.fr/FLtiUH
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