Bon, pourquoi l'argument « un candidat à 15% dans les sondages devrait pouvoir se présenter » est très mauvais : un thread sur les parrainages, que personne ne semble comprendre, y compris notre premier ministre… ⬇️
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
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Sans compter que quelqu'un issu d'un parti est tenu par des rapports de force internes, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, aucun ne pouvait faire *totalement* n'importe quoi sans risquer que son parti ne lui pète dans les doigts. (Cf la dissolution de 97 ou les frondeurs)
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Et parmi les idées de réformes, l'idée de permettre un parrainage par des citoyens est suprêmement idiote, parce que tautologique, comme j'espère que vous le comprenez maintenant. Le parrainage citoyen, il existe, c'est l'élection elle-même…
— François Malaussena (@malopedia) February 24, 2022
Mais de Gaulle ne peut pas dire « je déteste les partis, mais je vais quand même leur laisser le boulot de filtrer ». Alors on met en place un proxy, c'est-à-dire une manière détournée d'obtenir le même résultat.
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Même si c'était 100 parrainages à l'époque, ce système vient de l'article 3 de la loi du 6 novembre 1962. Si cette loi vous parle, ça devrait vous mettre la puce à l'oreille, et sinon, une petite explication s'impose. pic.twitter.com/lF5zhPlGj5
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Et c'est comme ça qu'on se retrouve à dire qu'il faut être parrainé par 100 (aujourd'hui 500) élus locaux (et le CESE, bizarrerie vite supprimée) pour pouvoir être candidat.
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Cette loi est détestée de tout constitutionnaliste qui se respecte : adoptée à l'initiative de de Gaulle en violation de la Constitution, c'est elle qui a instauré l'élection du président (PR) au suffrage universel direct (SUD).
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
On notera que c'est en 1976 que la barre passe à 500, après la présence de 12 candidats à la présidentielle de 1974 (record égalé depuis en 2007 et explosé en 2002, 16 candidats).
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Cette loi est une des raisons du semi-présidentialisme batard qu'on a en France, qui transforme ce qui devrait être un régime parlementaire classique en monarchie élective. Si ça vous parle pas, lisez ce fil, c'est important pour comprendre la suite.https://t.co/4K0zPNekXV
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022