D'où cette nécessité d'un filtre. Mais quel filtre ? Le pouvoir qui choisit les candidats, ils y ont probablement pensé, mais après les accusations de coup d'Etat en 1958…
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
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(Ce qui explique que presque aucun pays démocratique ne le fait, et que quand ils le font, c'est avec de vrais contre-pouvoirs en face, genre un Parlement, une justice et une presse qui peuvent lui résister.)
— François Malaussena (@malopedia) February 24, 2022
Alors on peut, comme de Gaulle, ne pas comprendre et détester les partis, mais ils ont un mérite : ils filtrent le personnel politique. Ils gardent peut être des profils qu'on peut ne pas apprécier pour tout un tas de raison, mais ils écartent en général les cinglés autocrates.
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Alors on peut supprimer le système des parrainages pour un autre système, mais une rustine reste une rustine : il y a quand même un pneu crevé.
— François Malaussena (@malopedia) February 24, 2022
Bon, pourquoi l'argument « un candidat à 15% dans les sondages devrait pouvoir se présenter » est très mauvais : un thread sur les parrainages, que personne ne semble comprendre, y compris notre premier ministre… ⬇️
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Sans compter que quelqu'un issu d'un parti est tenu par des rapports de force internes, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, aucun ne pouvait faire *totalement* n'importe quoi sans risquer que son parti ne lui pète dans les doigts. (Cf la dissolution de 97 ou les frondeurs)
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Et parmi les idées de réformes, l'idée de permettre un parrainage par des citoyens est suprêmement idiote, parce que tautologique, comme j'espère que vous le comprenez maintenant. Le parrainage citoyen, il existe, c'est l'élection elle-même…
— François Malaussena (@malopedia) February 24, 2022
Mais de Gaulle ne peut pas dire « je déteste les partis, mais je vais quand même leur laisser le boulot de filtrer ». Alors on met en place un proxy, c'est-à-dire une manière détournée d'obtenir le même résultat.
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Même si c'était 100 parrainages à l'époque, ce système vient de l'article 3 de la loi du 6 novembre 1962. Si cette loi vous parle, ça devrait vous mettre la puce à l'oreille, et sinon, une petite explication s'impose. pic.twitter.com/lF5zhPlGj5
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022