Lorsque la loi de 1962 est adoptée, on perçoit qu'en l'état, elle est dangereuse.
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Déjà parce que, sans filtre des candidats, il pourrait y avoir en théorie autant de candidats que de Français, et ça ferait un peu tâche que la présidentielle devienne un cirque…
Non classé
L'argument "untel est à X % dans les sondages, il doit pouvoir concourir" n'est absolument pas pertinent, au contraire : dans le premier et dernier des sondages de 1848, à savoir l'élection elle même, Louis-Napoléon Bonaparte était à 74%.
— François Malaussena (@malopedia) February 24, 2022
Mais aussi et surtout parce qu'il pourrait y avoir de nouveaux Napoléons, de nouveaux Bourbons, de nouveaux Orléans, de nouveaux Boulangers, de nouveaux Pétains… ou de nouveaux Poujades : en 1962, on n'est après tout qu'à peine 5 ans après l'éclosion du poujadisme.
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Mais dans le fond, il ne faut pas perdre du vue que le problème du système des parrainages n'est pas tant son fonctionnement, que le fait que faire élire directement le grand chef à plumes monarque absolu n'est pas une bonne idée.
— François Malaussena (@malopedia) February 24, 2022
D'où cette nécessité d'un filtre. Mais quel filtre ? Le pouvoir qui choisit les candidats, ils y ont probablement pensé, mais après les accusations de coup d'Etat en 1958…
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
(Ce qui explique que presque aucun pays démocratique ne le fait, et que quand ils le font, c'est avec de vrais contre-pouvoirs en face, genre un Parlement, une justice et une presse qui peuvent lui résister.)
— François Malaussena (@malopedia) February 24, 2022
Alors on peut, comme de Gaulle, ne pas comprendre et détester les partis, mais ils ont un mérite : ils filtrent le personnel politique. Ils gardent peut être des profils qu'on peut ne pas apprécier pour tout un tas de raison, mais ils écartent en général les cinglés autocrates.
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Alors on peut supprimer le système des parrainages pour un autre système, mais une rustine reste une rustine : il y a quand même un pneu crevé.
— François Malaussena (@malopedia) February 24, 2022
Bon, pourquoi l'argument « un candidat à 15% dans les sondages devrait pouvoir se présenter » est très mauvais : un thread sur les parrainages, que personne ne semble comprendre, y compris notre premier ministre… ⬇️
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022
Sans compter que quelqu'un issu d'un parti est tenu par des rapports de force internes, Mitterrand, Chirac, Sarkozy, Hollande, aucun ne pouvait faire *totalement* n'importe quoi sans risquer que son parti ne lui pète dans les doigts. (Cf la dissolution de 97 ou les frondeurs)
— François Malaussena (@malopedia) February 23, 2022