La solidarité entre artistes s'est renforcée, et ceux-ci se placent désormais sur tous les canaux de diffusion. À chaque mobilisation (SEALDS, OccupyShinjuku0112), les artistes se retrouvent et font entendre leur voix au plus grand nombre.
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
Une belle convergence des flûtes. pic.twitter.com/rgm9Wt22gv
Non classé
Pression faisante, le gouvernement Meiji cède à l’établissement d’une constitution en 1889 et d’une assemblée en 1890. Après cette victoire de façade – la constitution étant très favorable aux oligarques – le mouvement va progressivement perdre de son intensité. L'enka aussi.
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
(Au passage, vous saviez que « Ue wo muite aruko », que vous avez tous déjà entendu, est une façon détournée de chanter la frustration et le découragement de son auteur face aux efforts infructueux des manifestants ? Maintenant, oui.)https://t.co/TAyE5K0QqF
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
En 2018, Aki Okuda, l’une des figures du mouvement SEALDS (à l’origine des manifestations de 2015-2016), lance le festival gratuit The M/ALL à Shibuya, après un financement participatif. Énorme succès. À l’édition 2019, le groupe GEZAN appelle de ses vœux à une révolution.
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
L’enka passe de la protestation à la satire de sujets sociaux. Pendant l’ère Taisho (1912-1926), il s'agrémente d’instruments, perd de sa force politique et voit ses auditeurs partir au profit du ryūkōka (流行歌), une musique largement inspirée de la musique occidentale.
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
Les idées de gauche s’amenuisent. La scène musicale japonaise devient majoritairement « neutre et apolitique ». Exception faite dans les années 80, avec le succès indé de « Summertime Blues » de RC Succession, suite à Tchernobyl. Attention, ça tue. https://t.co/jtWrUpLvwy
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
Malgré la difficulté de se produire pendant la pandémie, les artistes contestataires redoublent d’efforts. La « Protest Rave » passe en ligne, GEZAN sort un documentaire vidéo laissant les artistes faire part de leurs envies d'avenir. Le tout en dehors des grands labels.
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
Fini les vibrato vieillissants, bienvenue à la modernité, au légato. En 1914, Matsui Sumako fait un carton plein avec Kachūsha no Uta. C’est joli comme tout, totalement inoffensif, et ça se vend à 27000 exemplaires : le début de la pop music japonaise.https://t.co/OMj4O4hgbh
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
Le Japon entre dans une période de forte croissance économique. Les contradictions vécues par les jeunes s’étouffent. Les rares chansons politiques plaignent mais ne contestent plus. Et puis, plus rien. Plus rien ? En 2011, c'est l’incident de la centrale nucléaire de Fukushima. pic.twitter.com/7dVA42D4wF
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
Quelques réflexions personnelles à ce sujet. Cette solidarité permet, je crois, aux idées d’une nouvelle gauche japonaise apartisane de toucher toujours davantage de personnes dans un pays largement influencé par l’idéologie du quasi-seul parti au pouvoir depuis l’après-guerre.
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022