C’est dans l’Ero Guro que la gauche marxiste et qu'une partie du mouvement des arts prolétariens vont se retrouver, repoussant toujours plus loin les limites du genre. Des blagues sexuelles sur les mœurs de l’empereur à la critique de l’oppression de l’Empire, tout y passe.
— Lex Tutor (@NunyaFR) June 3, 2022
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Là où les quelques manifestations des années 2000 étaient mises en musique par la house et la techno, le cru 2011 élargit les genres et présentent notamment des rappeurs (Rumi, ECD, Akuryo), qui multiplient les appels et jouent avec le public.
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Le chemin est encore très long, comme ce thread par ailleurs, mais la nouvelle génération d’artistes japonais, héritiers de plus de cent ans de musique contestataire, se sont donné un objectif qui doit résonner (et raisonner) : faire mieux.
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« Ça vous dérange si on manifeste ? » pic.twitter.com/9vViqkNxY1
Avec la crise économie en devenir, la répression de la gauche contestataire accélère. Les envies de traditionalisme et de conservatisme d’un pays traversé par une forte crise identitaire s'intensifient. En 1934, une révision législative renforce la répression des médias audio.
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L’assouplissement de la loi Fueiho qui interdisait depuis 1948 de danser après minuit, permet de libéraliser la vie nocturne japonaise et de faire émerger une nouvelle génération d'artistes et de producteurs aux idées de gauche contestataires.https://t.co/N8CHjnk22b
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Avec l'interdiction de l'énorme succès « Wasurecha Iya yo » pour trouble à l’ordre public, l’autocensure s’intériorise et se dissémine dans toute la société. L’Ero Guro se fond dans la culture de masse. La subversion et la contestation se raréfient.https://t.co/m0qw7QK9Jc
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Les artistes contestataires n’oublient pas leur histoire, et reprennent régulièrement les classiques, en les adaptant au goût du jour. « Rejoignons les forces d’auto-défense » devient « rejoignons la police anti-émeute ». Ça pique.
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L’Ero Guro se fait éclipser par des chansons produites directement par le service public pour l'émission « les chansons du peuple ». Des chansons sur-mesure qui ne risquent pas par nature la dissidence. Période oblige, l'émission se met à diffuser des chansons de guerre.
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Le rappeur ECD chante :
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デモをやってもいいですか ? 子供つくってもいいですか ? 東京にげてもいいですか ?
Ça vous dérange si on manifeste ? Ça vous dérange si on fait des enfants ? Ça vous dérange si on fuit Tokyo ? https://t.co/0GJLylsQlJ
De nombreux musiciens sont contraints d’écrire des chants de guerre. Les écoliers apprennent des chants vantant la supériorité du pays ou la joie de travailler dans les usines d'armement. Les rares chansons contestataires s'échangent dans la clandestinité.https://t.co/eJKsVhjmzu
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