Et ça on peut le caractériser assez finement : on sait les conditions favorables à une espèces, on sait modéliser le climat qui change. On peut donc identifier l'évolution des aires de répartition des essences d'arbres, en fonction des conditions climatiques :
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Petit ex sur le hêtre, ce feuillu bien implanté en plaine et en montagne, souvent en peuplement purs (,1,5 millions d'hectares de hêtraie, dont 600 000 monospécifique en France). Voilà comment pourrait évoluer son aire de répartition pour 3 modèles différents. Dans 33 ans 😱 pic.twitter.com/YtxsyvUs7F
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Mais ces modèles ne tombent pas toujours d'accord. Voici ce qu'ils racontent sur le chêne pédonculé (+ de 2 Mha) : des variations… absolument extrêmes !
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(Perso je choisis ceux de droite, pas vous ?)
Sources Pinto et al, 2016 pic.twitter.com/yTY6OBHQlp
On voit donc des chamboulements très importants dans les essences principales, mais variant beaucoup en fonction des espèces. Le RMT Aforce, qui regroupe les instances de recherche sur le sujet présente résume ainsi les impacts envisagés pour 2050 pic.twitter.com/FdgqJAi34Y
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A plus long terme, des travaux annoncent la couleur : les forêts de chêne vert méditerranéennes occupent presque tout le territoire national, dans un scénario de réchauffement considéré comme "modéré" pic.twitter.com/lSsgEqXEBu
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Alors l'aire de répartition ça ne dit pas tout : les capacités d'adaptation existent, et ces aires très macro sont complexes : il existe plein de micro stations en fonction du relief, du sol de la proximité de cours d'eau…
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Donc on ne sait pas vraiment comment cela va se traduire concrètement. Surtout si on joue notre deuxième dé, celui de l'aléa ponctuel qui se traduit par des à-coups très forts (tempêtes, sécheresses extrêmes)
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(Source HCC) pic.twitter.com/wNTP0jc8y5
Et là, on est à l'aveugle. Des tempêtes importantes (1999 par ex) ont bouleversé les paysages et la filière. Mais c'est très compliqué d'adapter les outils productifs à des variations si brutales de ressources.
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Bref, en forêt comme ailleurs, chaque dixième de degrés compte, l'atténuation de nos émissions est primordiale. Le puits de carbone forestier apparaît comme une rétroaction négative dans le processus : il diminue fortement qd le climat se réchauffe trop.
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Comment la forêt française va se comporter avec des mois de juin à 40° ? C'est une question flippante, à laquelle on ne sait pas trop répondre, et c'est ça qui fait peur.
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