Dans ce tableau, l'éphémère et fantaisiste projet "bio" improvisé n'a aucune responsabilité, et n'est que l'une des nombreuses victimes des crises internationales (Covid, Ukraine).
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
En revanche, une évolution vers l'agriculture biologique et paysanne, c'est-à-dire des /
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… familiale dépend des engrais importés, bâtie sur un modèle (occidental) sans autonomie ni cohérence agronomique de long terme.
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2) La balance budgétaire
Cette agriculture ultra-importatrice fonctionnait tant qu'elle pouvait payer grâce aux recettes touristiques. Car /
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… techniques permettant à la fois de retrouver des productions vivrières complexes et massives, de sortir de la culture de rente post-coloniale, et de cesser de dépendre des importations d'engrais, reste un vrai espoir, soutenu par les syndicats paysans sri-lankais !
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… le Sri-Lanka vivait avant tout du tourisme.
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Patatras. En quelques années, ces recettes touristiques se sont effondrées. Pourquoi ?
D'abord par la gabegie et la corruption du clan au pouvoir, avant même sa dérive autoritaire.
Ensuite par des attentats en 2019 qui ont /
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… sérieusement réduit les visites étrangères.
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Enfin par le Covid depuis 2020, qui a donné le coup de grâce.
Entre 2019 et 2021, les ressources touristiques du Sri-Lanka ont été divisés par 3. Divisées par trois ! Aucune cause agricole ici.https://t.co/zSUhAxAoom
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3) Un projet "bio" ni fait ni à faire… mais pas rejeté par les paysan·ne·s !
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Dans ce contexte économique calamiteux, la dépendance du pays aux importations d'engrais (dont le prix augmentait déjà en flèche en 2020-2021, avant la guerre en Ukraine) devenait rédhibitoire.
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Le gouvernement a alors lancé, sans préparation, sans concertation, d'en haut, une "conversion au 100% bio" qui ne pouvait évidemment qu'échouer. Non pas pour des raisons agronomiques (elle était possible !) mais d'une part à cause de son impréparation pathétique qui /
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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… laissait les paysan·ne·s se débrouiller sans anticipation, sans formation, sans accompagnement et sans dispositif technique alternatif (!), et d'autre part à cause de l'obstruction violente et puissante des lobbys exportateurs de thé.https://t.co/efVLIxVogK
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Notons que les syndicats de paysan·ne·s sri-lankais n'étaient pas opposés à cette transition bio, contrairement aux mensonges propagés par les supporteurs de l'agro-chimie. Iels demandaient simplement du temps et de l'accompagnement, mais savaient qu'elle était la seule /
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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… solution à moyen et long terme pour donner au pays une autonomie alimentaire (= capacité à se nourrir sans importer des intrants, sans dépendre du tourisme et sans gaspiller ses terres pour l'exportation de thé vers l'Europe).https://t.co/a8XzUUnzsd
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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