… forcément brutale, et elle est amplifiée par les turpitudes des dirigeants, leur corruption, leur incompétence et leur dérive autoritaire. Elle nécessite une aide structurelle, pas une aumône, et surtout pas un renforcement de la dépendance agro-industrielle.
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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Non classé
… souvent occidentaux ; les surfaces consacrées à l'agriculture vivrières sont insuffisantes pour nourrir la population. Par conséquent, depuis son indépendance (et non pas depuis 2021 !) le pays importe massivement des denrées agricoles. Pire, même son agriculture /
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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Dans ce tableau, l'éphémère et fantaisiste projet "bio" improvisé n'a aucune responsabilité, et n'est que l'une des nombreuses victimes des crises internationales (Covid, Ukraine).
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
En revanche, une évolution vers l'agriculture biologique et paysanne, c'est-à-dire des /
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… familiale dépend des engrais importés, bâtie sur un modèle (occidental) sans autonomie ni cohérence agronomique de long terme.
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
2) La balance budgétaire
Cette agriculture ultra-importatrice fonctionnait tant qu'elle pouvait payer grâce aux recettes touristiques. Car /
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… techniques permettant à la fois de retrouver des productions vivrières complexes et massives, de sortir de la culture de rente post-coloniale, et de cesser de dépendre des importations d'engrais, reste un vrai espoir, soutenu par les syndicats paysans sri-lankais !
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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… le Sri-Lanka vivait avant tout du tourisme.
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
Patatras. En quelques années, ces recettes touristiques se sont effondrées. Pourquoi ?
D'abord par la gabegie et la corruption du clan au pouvoir, avant même sa dérive autoritaire.
Ensuite par des attentats en 2019 qui ont /
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… sérieusement réduit les visites étrangères.
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
Enfin par le Covid depuis 2020, qui a donné le coup de grâce.
Entre 2019 et 2021, les ressources touristiques du Sri-Lanka ont été divisés par 3. Divisées par trois ! Aucune cause agricole ici.https://t.co/zSUhAxAoom
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3) Un projet "bio" ni fait ni à faire… mais pas rejeté par les paysan·ne·s !
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
Dans ce contexte économique calamiteux, la dépendance du pays aux importations d'engrais (dont le prix augmentait déjà en flèche en 2020-2021, avant la guerre en Ukraine) devenait rédhibitoire.
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De fait donc, proposer de remplacer la traditionnelle et inefficace extermination (puisqu'il y a toujours des rats après des années de tentatives) pour s'attaquer directement à la disponibilité des ressources rendant la ville attractive semble loin d'être inintéressant.
— Corentin Freyssinier (@CorentinFrey) July 8, 2022
De plus, une étude de 2018 estime que les rats mangent près de 100 t de déchets par jour!
— Corentin Freyssinier (@CorentinFrey) July 8, 2022
Exterminer les rats sans régler d'abord le problème de gestion de ces déchets, si cela était possible, poserait donc un problème sanitaire de taille. pic.twitter.com/RICiWLEeYy