4) Un échec prévisible mais quasiment sans conséquences
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
Ces raisons ont poussé le clan au pouvoir à renoncer en cours d'année 2021 – avant que cette politique n'ait eu le temps d'avoir de véritables conséquences agricoles. Il faut un culot éhonté pour oser mettre sur le /
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Non classé
… dos d'une politique avortée en 2021 (et d'une récolte 2021 ayant d'ailleurs finalement bénéficié de techniques conventionnelles) une crise alimentaire qui avait commencé en 2020 (sur la récolte 2019 !) et qui s'est amplifiée début 2021 (sur la récolte 2020 !).
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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Comment doit-on qualifier des polémistes et pseudo-journalistes qui imputent à une récolte encore sur pied en 2021 des pénuries relevant des récoltes 2019 et 2020 ? "Malhonnêteté" est le qualificatif le plus bienveillant qui puisse venir à l'esprit, pour rester poli.
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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C'est même pire. Bien pire. En fait, la crise alimentaire sri-lankaise ne provient pas d'une baisse de production au Sri-Lanka, mais de la hausse des prix alimentaires mondiaux (accentuée en 2022 par la spéculation criminelle des multinationales alimentaires profitant de /
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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#SriLanka
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
Depuis qlqs mois, des "journalistes" libertarien·ne·s sans scrupules et des lobbyistes s'échinent à réécrire l'histoire récente de l'agriculture du Sri-Lanka, en faisant peser sur l'éphémère projet "bio" une crise dont la bio est au contraire la victime.
Un thread.
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… la guerre en Ukraine). Chute des devises touristiques servant habituellement à importer l'alimentation du pays (division par 3, voir plus haut), hausse des prix des denrées à importer -> aliments hors de prix et famine pour les plus pauvres. Mécanisme trop classique.
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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Vous avez sans doute lu qu'en 2021 le Sri-Lanka avait décidé de passer au "tout bio", puis avait renoncé pour cause d'échec. Jusqu'ici c'est quasi-exact. Mais vous avez certainement également lu que cette transition ratée serait cause d'une crise alimentaire. Et là, c'est /
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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Nous avons donc un pays structurellement dépendant d'importation d'aliments (puisqu'il gâche une partie de ses terres pour NOUS exporter du thé) et d'importations d'engrais, qui n'a doublement plus les moyens d'acheter ces denrées et engrais.
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
À court terme, la crise est /
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… carrément du n'importe quoi de compétition.
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
1) L'agriculture du Sri-Lanka
Depuis des décennies, le Sri-Lanka est enfermé dans un étau post-colonial hélas classique. Son agriculture est très largement tournée vers l'exportation (thé notamment), au profit de rentiers /
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… forcément brutale, et elle est amplifiée par les turpitudes des dirigeants, leur corruption, leur incompétence et leur dérive autoritaire. Elle nécessite une aide structurelle, pas une aumône, et surtout pas un renforcement de la dépendance agro-industrielle.
— Jacques Caplat (@nourrirlemonde) July 9, 2022
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