On est au début des années 50: le monde découvre les tortures physiques de la guerre. La Stasi privilégie la torture psychologique qui brise les opposants sans laisser de traces ou preuves concrètes une fois le détenu libéré. ⬇️
— Marie Bayle-Normand (@mariebayle77.bsky.social)2025-03-09T18:19:11.828Z
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Et comment être sûr que ce n’était pas un gardien ou un informateur de l’autre côté? Impossibilité perpétuelle de sécurité.Certains détenus demandaient à être interrogés, pour pouvoir parler à quelqu’un.Imaginer un tel niveau de déshumanisation semble impossible. ⬇️
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Parmi ces méthodes, on trouve les tortures “classiques”: + de 10 détenus par cellule, sans meuble ou peu, dans l’humidité & la moisissure, lumière constamment allumée. Les gardiens faisaient du bruit, empêchant toute possibilité de repos. Fin 40's, on meurt de faim, de maladie, de froid, de chaud.⬇️
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D’ailleurs, un *bon* emprisonnement était un emprisonnement unique. Si le détenu devait revenir, c’était considéré comme un échec car la démolition mentale n'avait pas été suffisante.⬇️
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Les conditions s’améliorent un peu dans les années 50-60 mais restent inhumaines. Les prisonniers ne changeaient jamais de vêtements, n’avaient ni de quoi se laver, ni brosse à dent, ni papier WC. ⬇️
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Plus incroyable encore, certains individus espéraient se faire arrêter car ils savaient que la RFA voisine faisait souvent passer d’anciens prisonniers à l’Ouest contre de l’argent. C’était donc un moyen de s’évader!⬇️
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Ils partagaient une bassine WC pour 5 et un des prisonniers avait droit à 10 min/jour à l’extérieur pour la nettoyer. Bien entendu ils se battaient pour ces 10 min car c'était une occasion unique de sortir de la cellule.⬇️
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En tout, plus de 40 000 personnes ont été détenues. La prison a été fermée en 1990 dans le cadre de la réunification de l'Allemagne. Certains anciens prisonniers ont alors réalisés que c’était ici qu’ils avaient été enfermés, en reconnaissant les lieux ou en consultant leur fiche qui s’y trouvait.⬇️
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Ils avaient droit à 1 douche tous les 15 jours. Ou plutôt ils avaient le droit de se mouiller, de se savonner avant que les gardiens n’arrêtent l’eau. Systématiquement.Ils retournaient en cellule avec le savon qui grattait la peau.⬇️
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C’est à présent un mémorial, et de nombreux guides sont d’anciens détenus, les autres des historiens. Les visites sont guidées, en allemand, anglais et russe.⬇️www.stiftung-hsh.de/en/themen/ge…
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