Puis le détenu était amené à sa cellule, avec 10 min pour apprendre le réglement. Il y restait seul pendant 1 durée pouvant durer des semaines, sans aucun contact. Sa fenêtre laissait passer la lumière mais ne permettait pas de voir à l’extérieur. Une ampoule très forte était constamment allumée. ⬇️
— Marie Bayle-Normand (@mariebayle77.bsky.social)2025-03-09T18:19:11.841Z
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2- le lieu d’internement avec des cellules plus grandes, plus *humaines* (a priori, j'y reviens plus loin dans ce fil) avec qq meubles, et pas loin les salles d’interrogation. Soviétique, rectiligne et austère. ⬇️
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Le détenu n’avait pas le droit de faire de sport. Il n’avait pas le droit de s’asseoir. Enfin, si, il avait un petit tabouret (voir photo plus haut). Mais ce tabouret était fixé entre la table et le mur de telle façon que s’y asseoir était trop inconfortable.⬇️
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Les détenus étaient des soit-disant (et c’est un énorme soit-disant) opposants politiques, journalistes critiques, personnes soupçonnées de vouloir fuir à l’Ouest. En grande majorité des honnêtes gens comme vous, comme moi, dénoncés par des informateurs.⬇️
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Le prisonnier vivait dans un isolement total, sans aucune notion du jour, de la nuit, du temps qui passe, d’où il se trouve. Il y avait bien un code pour communiquer en tapant sur les murs. 1=A, 2=B… Mais c’était long et complexe de faire une phrase. ⬇️
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On est au début des années 50: le monde découvre les tortures physiques de la guerre. La Stasi privilégie la torture psychologique qui brise les opposants sans laisser de traces ou preuves concrètes une fois le détenu libéré. ⬇️
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Et comment être sûr que ce n’était pas un gardien ou un informateur de l’autre côté? Impossibilité perpétuelle de sécurité.Certains détenus demandaient à être interrogés, pour pouvoir parler à quelqu’un.Imaginer un tel niveau de déshumanisation semble impossible. ⬇️
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Parmi ces méthodes, on trouve les tortures “classiques”: + de 10 détenus par cellule, sans meuble ou peu, dans l’humidité & la moisissure, lumière constamment allumée. Les gardiens faisaient du bruit, empêchant toute possibilité de repos. Fin 40's, on meurt de faim, de maladie, de froid, de chaud.⬇️
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D’ailleurs, un *bon* emprisonnement était un emprisonnement unique. Si le détenu devait revenir, c’était considéré comme un échec car la démolition mentale n'avait pas été suffisante.⬇️
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Les conditions s’améliorent un peu dans les années 50-60 mais restent inhumaines. Les prisonniers ne changeaient jamais de vêtements, n’avaient ni de quoi se laver, ni brosse à dent, ni papier WC. ⬇️
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