Féminisme

Vous allez faire des enfants oui ?!! Cette propagande que supporte de moins en moins les femmes

Par Maxime 02/02/2026

Natalité en crise : quand les médias transforment un choix intime en injonction sociale

En janvier 2026, les médias français se sont emparés des chiffres alarmants de l’INSEE sur la baisse historique des naissances. Entre portraits biaisés, études détournées et culpabilisation à peine voilée, une question s’impose : et si le vrai problème n’était pas le nombre d’enfants, mais les conditions dans lesquelles on nous demande d’en faire ?

Dès le début de l’année 2026, les projections de l’INSEE pour 2025 ont fait l’effet d’une bombe : le nombre de naissances pourrait atteindre son niveau le plus bas depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette tendance baissière, amorcée depuis 2011, n’est pas nouvelle, mais elle semble désormais cristalliser l’attention des médias. Depuis fin janvier, les articles se multiplient, tous porteurs d’un message à peine voilé : il faudrait faire plus d’enfants, et vite.
 

Le cas Candice, ou l’art de la manipulation médiatique :

Le 26 janvier, Le Parisien met en avant l’histoire de Candice, 23 ans et déjà mère de trois enfants. Présentée comme une exception dans une génération Z réticente à la maternité, son parcours est pourtant loin d’être exemplaire. Le journal n’hésite pas à la dépeindre comme une « digne représentante » d’une jeunesse peu encline à « remplumer le taux de natalité français en chute libre ». Pourtant, à y regarder de plus près, son histoire révèle surtout une relation déséquilibrée : son compagnon, de 12 ans son aîné, l’a rencontrée alors qu’elle n’avait que 18 ans. Difficile, dans ces conditions, de parler de choix libre et éclairé.
 
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La longévité comme argument chox :

Deux jours plus tard, Le Figaro enfonce le clou en s’appuyant sur une étude finlandaise. Celle-ci affirme que les femmes ayant eu deux à trois enfants entre 24 et 30 ans bénéficieraient d’une meilleure espérance de vie. L’article, en omettant de contextualiser ces résultats, transforme une simple corrélation en injonction sociale. La méthode est claire : culpabiliser celles qui ne se conforment pas à ce modèle, sous couvert de science.
 
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Des chiffres toujours plus alarmants :

Le 29 janvier, l’INSEE confirme les craintes : les naissances sont encore moins nombreuses que prévu. Le sujet s’installe dans le débat public, comme une évidence qu’il faudrait discuter quotidiennement. Pourtant, les raisons de cette baisse sont bien connues : précarité économique croissante, liberté nouvelle de ne pas vouloir d’enfants, incertitude face à l’avenir. Mais plutôt que de s’attaquer à ces problèmes structurels, les médias préfèrent en faire un sujet de polémique, comme si la solution résidait dans une prise de conscience collective plutôt que dans des changements sociaux profonds.
 
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Pour conclure :

Au final, tout est fait pour que la natalité devienne une question morale, presque un devoir. Pourtant, la vraie question n’est pas « pourquoi ne fait-on plus d’enfants ? », mais « pourquoi les conditions pour en avoir ne sont-elles plus réunies ? ». La réponse, elle, est politique. Mais il est toujours plus facile de pointer du doigt les individus que de remettre en cause un système.
 
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À lire aussi :

Une société qui demande à ce qu’on fasse des enfants, mais qui fait tout pour les exclure de l’espace public :
 
@BFMTV tweete ""No kids dans les trains": la SNCF lance "Optinum", une nouvelle classe interdite aux enfants" et @lola_prie mentionne en répondant "C'est aberrant de devoir rappeler en 2026 que : 1️⃣ Les enfants sont des êtres humains, pas une pollution sonore. 2️⃣ Les espaces et plus largement le mouvement "no kids" excluent les mères de la vie sociale. Ce n’est pas du confort : c’est une discrimination emballée en modernité."
 

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