“Une nounou de nuit ?” Les boomers se moquent des jeunes parents qui n’en peuvent plus
Les jeunes n'ont pas le droit de trouver que la parentalité, c'est dur.
Dans un article du Parisien, le phénomène de nounou de nuit est expliqué. Mais de nombreux commentaires de boomers trouvent qu'il s'agit d'une mauvaise idée, souhaitant que la jeune génération apprenne à la dure. Comme eux.
En 2018 sort le film Tully. Une comédie dramatique américaine dans laquelle Marlo, une maman de trois enfants dont le dernier en bas-âge, décide de prendre une nounou de nuit car elle est débordée et épuisée. Une nounou de nuit ? L’expression interloque en France. Pourtant, comme à chaque nouvelle tendance outre-atlantique, celle-ci s’impose peu à peu dans notre pays.
Qu’est-ce que c’est ?
C’est le journal Le Parisien qui réactive le phénomène. Dans un article putaclic dont ils ont le secret, ils en font une tendance purement parisienne. Le service se concentre en réalité sur toutes les grandes villes. Une nourrice arrive ainsi en début de soirée et s’occupe à votre place de votre bébé pendant la nuit. Elle le nourrit, le change, le berce et le recouche pendant que vous dormez. Mais donne aussi des conseils pour l’endormissement. Avant de s’en aller au petit matin.
1.
💬«On t’attend comme le messie»
La tendance explose à Paris où les professionnelles de la petite enfance sont de plus en plus nombreuses à proposer leurs services la nuit.
➡️ https://t.co/MxHFW6bLPGpic.twitter.com/1QL3AlgVwD
— Le Parisien (@le_Parisien) January 26, 2026
2.
J'ai fait ça il y a 2 semaines, je crois que ça m'a sauvée. Je n'avais pas dormi plus de 4 heures d'affilée depuis le mois d'avril. Le manque de sommeil ruine la vie. Vraiment.
— Breakfast (@me_breakfast) January 26, 2026
3.
Je me rappelle d’une nuit avec ma mini Miss Dino qui n’arrivait pas à dormir malgré tout ce qu’on a pu essayer. Elle avait besoin de réconfort donc je l’ai bercée toute la nuit…
Au lever du soleil, j’ai pleuré de fatigue avec le bébé dans les bras et je n’avais jamais pleuré… https://t.co/YGSbtpNrIv— Kely Péripéties 🦖 (@kelyagl) January 26, 2026
Les réactions :
Sur Twitter, de nombreuses réactions outrées sont postées. La plupart du temps par des personnes à la retraite ou proche de l’être, les fameux boomers. Pour eux, c’est une question de génération, et celle d’aujourd’hui est tout simplement trop fragile. Des réactions à mesurer, Twitter étant devenu le déversoir de haine de nombreuses personnes. Pourtant un point semble récurrent : de nombreux boomers (not all boomer) ont souffert pendant des années de la génération précédente, et ils estiment que c’est leur tour. Sauf que les choses ont changé. Dorénavant, on essaie de faire en sorte que toutes les générations fassent leur auto-critique pour le bien commun (avec plus ou moins de succès). Et nombre de boomers restent sur le carreau, devenant aigri.
4.
Quelle génération de fatigués de la vie.
Il ya 30 ans, à l'âge là ça partait au service militaire
— The-Best-Man-57 (@The_best_man_57) January 26, 2026
5.
Avant de faire un enfant, il faut réfléchir aux contraintes.
— Catherine Lavigne (@Turayonnes) January 26, 2026
6.
Cette société de fragiles bordel ….
— DoGuEs (@D0GUES) January 26, 2026
7.
hé ben…pauvres parents jeunes !!!!!!!!!!!!!!!! incapables de s'occuper même la nuit de leurs gosses qu'ils n'ont pas vus de la journée. A ce compte, en effet, n'en faites pas ou demandez vous pourquoi il y a des soucis de sommeil chez vos enfants ??????
— 🅱️.A.M.E.S 🩵💃🏻🏖️06-11 🇲🇫✝️ (@b_ecarot) January 26, 2026
Les raisons :
Ce qu’oublient souvent ces personnes, c’est qu’entre leur génération et celle d’aujourd’hui, beaucoup de choses ont changé. D’une part, les séjours à la maternité sont plus courts aujourd’hui (de 6 jours dans les années 70 à 4 jours aujourd’hui) pour des raisons de coût bien évidemment. Ensuite, les familles sont désormais géographiquement éloignées, travail oblige. Enfin, les grands-parents eux-mêmes ne sont pas toujours d’un grand secours, soit parce qu’ils travaillent également, soit parce qu’ils refusent de s’occuper de leurs petits-enfants, une tendance qui augmente. Des raisons qui font que la gestion d’un nouveau-né restent très difficile, dans une société de plus en plus stressée et sous pression.
8.
C’est à ça que servaient les « villages ». C’est pour ça qu’un enfant s’élevait en communauté. Et c’est ce que l’individualisme du capitalisme a détruit pour la plupart des parents, désormais contraints de payer des inconnus pour de l’aide. https://t.co/Y92TVAcPtx
— Jessy | Créative en mission 🎯 (@JessyDiandra) January 27, 2026
9.
L'éclatement des familles et l'éclatement sur le territoire n'ont pas été anticipés, c'est ainsi qu'on manque de logements (une couple divorcé avec enfants c'est 2 appartements familiaux), que les enfants et les parents sont épuisés (les relais familiaux sont éloignés)
— Caro 🇪🇺 (@rumeursduweb) January 26, 2026
10.
Les gens dans les commentaires qui sont stupid*s comme d’habitude et qui ne comprennent pas que ça dénote une fin des solidarités familiales, communautaires. Que les mères sont seules ce qui n’était pas le cas autrefois. https://t.co/kxC2wD1PZc
— C.C (@Lunella_Moon) January 26, 2026
11.
La plupart des familles à Paris sont loin de leurs familles et doivent mener de front boulot éreintant où on leur demande d’être au top en permanence et enfants sans aide. Après on se demande pourquoi les jeunes ne font plus d’enfants 🙄 https://t.co/XOLynjhRqT
— EuropeanSpringMember ⏚🇺🇦 🇵🇸 (@member_spring) January 26, 2026
Pour conclure :
Le concept de nourrice de nuit peut être très utile, l’extrême fatigue pouvant entraîner une dépression post-partnum, la séparation de couples, voire des violences. Cependant, elles ne résout pas le problème de fond qui est l’accompagnement insuffisant des jeunes parents, en particulier des femmes. Pour cela, il faudrait une société moins patriarcale (les pères ne jouant pas souvent leur rôle) et moins libérale (pour retrouver une certaine solidarité). Bref, une vraie volonté politique.
12.
Les parents qui critiquent et qui ont leurs enfants qui font leur nuit, on vous voit.
— Béno🔻 (@beoelss) January 27, 2026
13.
Les gens qui trouvent ça aberrant n’ont clairement jamais eu de gosses.
— Kiel (@kiel_lrtz) January 26, 2026
14.
Le néo libéralisme et l’idéal illusoire de la famille nucléaire a complètement effacé une réalité historique : il faut plusieurs personnes pour s’occuper des enfants, un couple seul c’est déjà trop lourd alors une personne seule c’est un truc à se tuer https://t.co/CcwPvmUHhl
— Julien M. (@Jehan_Mielot) January 27, 2026
15.
J’aurai aimé avoir ce courage. Mais pr moi c’est juste impossible. Non pas que j’me dis meilleure que les autres mais savoir qu’on s’occupe de mon enfant pdt que je rompiche je peux ap.
Et pourtant ça fait 2piges et demi que personne ne dort mdr https://t.co/YEybLCRSfV— love👽 (@trolletpshaters) January 26, 2026
16.
C’est tellement une bonne idée, n’en déplaise à certains dans les commentaires, le besoin de soutien à la parentalité dans notre société est clairement sous-estimé (et si on peut éviter des syndromes de bébés secoués en limitant l’épuisement parental…tout bénef…) ☺️ https://t.co/cHcQsFIAus
— Amélie Grange 🇨🇭🇫🇷 (@LaGrange2002) January 27, 2026
17.
Très courant au Panama – on le fait avec la petite plusieurs nuits par semaine et je peux vous dire que c’est un luxe incroyable, surtout quand on travaille. Ça participe clairement au fait que j’ai une expérience de maternité/post partum positive et apaisée. https://t.co/jEfDQUyqw0
— emotionallawyer (@avocateemotive) January 26, 2026
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Des histoires de harcèlement scolaire, il y en a, malheureusement, des milliers d’autres. En 2023, on en faisait déjà une sélection :

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