En effet, les premiers appels au 10 septembre semblent émaner de collectifs obscurs, certains d'extrême-droite, d'autres complotistes.
— Camille Stineau (@CamilleStineau) August 17, 2025
Mais arrêter ici la lecture de l'événement serait une grosse erreur. En premier lieu car Twitter n'est pas la vraie vie.
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L'appel a en suite été repris par une myriade de comptes et de mouvements, certains de gauche, d'autres difficilement classables, d'autres d'extrême-droite, avec des mots d'ordre et des revendications très diverses.
— Camille Stineau (@CamilleStineau) August 17, 2025
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On a eu droit à un site "officiel" portant des mots d'ordre clairement de gauche. Et puis on a eu les "Nicolas" de Twitter, très marqués à droite, tout comme les "Boulis".
— Camille Stineau (@CamilleStineau) August 17, 2025
Résultat, l'appel a largement circulé, dans des cercles très divers.
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Une fois l'appel lancé et diffusé, la question devient logiquement : qui se saisit de cet appel, et comment ? Il ne suffit pas de publications sur les réseaux sociaux, fussent-elles partagées des millions de fois, pour organiser un mouvement.
— Camille Stineau (@CamilleStineau) August 17, 2025
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Ce qui compte, c'est l'organisation réelle des gens qui vont participer au mouvement sur le terrain. Et, autant le dire, à ce jeu là, l'extrême-droite a quasiment perdu d'avance. Et ce pour plusieurs raisons que je vais exposer ci-dessous ⤵️
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1. L'extrême-droite n'a quasiment aucune expérience militante, aucune expérience des grands mouvements sociaux. Elle ne sait pas organiser de luttes.
— Camille Stineau (@CamilleStineau) August 17, 2025
2. Les mots d'ordre de l'extrême-droite sont minoritaires dans la population, et divisent la lutte, au lieu de l'unir.
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3. Le 10 septembre semble être un mouvement de masse et populaire. Dès lors, les revendications qui vont s'imposer seront celles qui parlent le plus aux masses : pouvoir d'achat, conditions de vie et de travail, logement, transports… À l'opposé des idées d'extrême-droite
— Camille Stineau (@CamilleStineau) August 17, 2025
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4. Malgré sa faiblesse relative, le monde militant de gauche réunit un nombre important de personnes, avec une forte expérience militante et la capacité à organiser des luttes.
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5. La gauche appris de l'expérience des gilets jaunes.
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Voilà pourquoi, selon moi, le mouvement portera des revendications progressistes. Et ce même si, en son sein, il y a un nombre important de gens qui votent RN. Car il y a une différence entre les aspirations profondes d'une personne, et ses choix électoraux.
— Camille Stineau (@CamilleStineau) August 17, 2025
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Un mouvement social n'est pas la somme des idées de ses participants. Une personne peut avoir des idées réacs sur certains sujets et voter RN pour cette raison, tout en ayant des idées progressistes sur d'autres sujets, et participer au mouvement pour cette raison.
— Camille Stineau (@CamilleStineau) August 17, 2025
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