Ca pose également des problèmes en termes de détection. Si une vache est malade et que tu teste tout le troupeau à l’instant t, qui te dit que le moustique ne va pas piquer une vache négative 2 jours plus tard ? donc tester comme pendant le covid : pas ouf
— Dr Toudou (@DrToudou) December 12, 2025
2 : le temps d’incubation est long
— Dr Toudou (@DrToudou) December 12, 2025
C’est le temps nécessaire entre l’infection et l’apparition des symptômes. Pour le covid par exemple c’était 2-3 jours. Bon. Ba là c’est plutôt 15 jours. Voire 28. Le virus a largement le temps de se balader avant qu’on s’en rende compte…
3 : la morbidité est variable
— Dr Toudou (@DrToudou) December 12, 2025
Ca c’est le nombre de malades sur la totalité des individus. Et il varie selon les sources. On parle beaucoup de 20-30% actuellement, mais dans certains pays on parle plutôt de 50%, voire 90% pour les territoires naifs.
Ce qui est très chiant parce qu’aucune prédiction n’est possible. Si une bete est touchées, on a aucun outil statistique pour se dire que la voisine est porteuse ou non. C’est le flou et on n’y peut strictement rien…
— Dr Toudou (@DrToudou) December 12, 2025
Les conséquences de ça c’est que :
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1 : les quarantaines et analyses sanguines ne servent strictement à rien
2 : la maladie évolue lentement et a le temps d’infecter tout le monde avant d’etre visible
3 : on ne peut rien prédire.
Vous vous rappelez du covid ? On nous a mit en quarantaine, on a testé puis vacciné. Et ça a gueulé, fort, très fort. Et ça a quand même foutu le bordel. Et ba là, avec ce que je viens de dire, c’est pas la même tisane. C’est pire.
— Dr Toudou (@DrToudou) December 12, 2025
Mais pas insurmontable. Comme très souvent dans ce genre de situation, les solutions viennent par une association de plusieurs mesures. Ici, on parle de 2 choses : l’abattage des troupeaux infectés et la vaccination.
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Pourquoi l’abattage ?
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Parce qu’on l’a vu, quand une vache présente les symptômes, il est déjà trop tard. On ne sait pas si les copines à coté sont porteuses ou non, ou même si elles le seront dans 10 jours. Et faire de l’abattage partiel, c’est repousser le problème a plus tard.
Et pendant ce temps, les mouches vont bien s’amuser, passer d’une vache à l’autre, puis d’un élevage à l’autre, puis une commune, puis une région… Ainsi, réduire les potentielles sources d’infection est une urgence absolue.
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C’est mathématique. Moins il y’a de vache infectées ou potentiellement porteuses, moins le facteur de contamination est grand et moins le nombre de betes touchées est important. C’est une course contre la montre à 3 ou 4 inconnues…
— Dr Toudou (@DrToudou) December 12, 2025