Sélections spéciales

Les chômeurs ne sont pas des assistés

Par Sandra 27/02/2025

À en croire la droite, les chômeurs seraient des assistés qui profiteraient du système. Ce refrain, martelé par le MEDEF et consorts, sert avant tout à détourner l’attention des vrais enjeux. Le chômage n’est pas un privilège, mais un droit acquis par le travail et les cotisations. Derrière les réformes successives de l’assurance chômage, il ne s’agit pas de lutter contre la précarité mais bien de désigner des coupables tout trouvés pour éviter d’aborder la question centrale : la juste redistribution des richesses.

On entend souvent dire que les chômeurs seraient des assistés qui “profitent du système”. Le cliché du « chômeur fainéant » a la vie dure, ressassé par les éditorialistes et les patrons qui affirment que “les Français refusent de travailler”. En vérité, le chômage n’est pas un choix, mais une situation subie par des millions de personnes, victimes de la violence du marché du travail.
D’ailleurs, loin d’être une assistance gratuite, l’assurance chômage repose sur la solidarité : chaque salarié cotise pour sécuriser ses propres droits en cas de perte d’emploi, tout en protégeant l’ensemble des travailleurs. Pourtant, les gouvernements de droite successifs ont durci les règles, sous prétexte de favoriser le retour à l’emploi. En réalité, ces mesures ne font qu’accroître la précarité, tout en évitant soigneusement de toucher aux privilèges des plus riches.
 

Les chômeurs, une cible privilégiée

Quand le sage montre les inégalités économiques, l’imbécile regarde les chômeurs.
 
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Le chômage n’est pas un cadeau que l’État nous fait :

Être au chômage n’est pas une honte mais un droit. Chacun·e devrait pouvoir prendre le temps de retrouver un emploi qui lui correspond, plutôt que d’accepter n’importe quel travail sous la pression et la précarité. Enfin, tout le monde a le droit au repos.
 
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Vivre la peur au ventre :

Redouter de ne pas retrouver d’emploi, ressentir de la honte à l’idée de dire que l’on est sans travail… Si l’on fait preuve un tant soi peu d’honnêteté intellectuelle, il est difficile de voir quoi que ce soit d’enviable dans la situation des chômeurs.
 
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Quand ceux qui traitent les chômeurs d’assistés sont mis face à leurs contradictions :

 
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En vrac :

 
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Il est temps d’en finir avec la stigmatisation des chômeurs, désignés à tort comme des assistés alors qu’ils sont bien souvent les premières victimes d’un marché du travail instable. Plutôt que de s’acharner sur ceux qui subissent la précarité, il serait peut-être temps de pointer du doigt ceux qui l’organisent et en profitent : les riches, dont la contribution à l’effort collectif reste bien trop faible.

 
On change de sujet mais qui comprend encore quelque chose aux dessins de Plantu ?
 
@Mousstery ça doit être infernal de jouer à pictionnary et d'avoir plantu comme coéquipier

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