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Faut-il obligatoirement déjeuner avec vos collègues ?

Par Maxime 28/11/2025

Le débat Twitter du jour concerne les pauses repas : à prendre seul ou avec ses collègues ?

Tout est parti d'un Tiktok montrant une jeune fille expliquant hilare qu'elle ne déjeune pas avec ses collègues car elle fait partie de la génération Z. Le débat s'est évidemment vite enflammé.

Le clash des générations :

 
La génération Z adopte aujourd’hui une relation au travail très différente de celle de ses aînés. En effet, elle observe que beaucoup de salariés plus âgés ne s’épanouissent pas dans leur emploi et subissent une pression continue. Par conséquent, elle choisit de protéger sa vie personnelle de manière prioritaire. Cette génération sait également qu’elle n’aura pas de carrière linéaire et qu’elle devra enchaîner plusieurs emplois. Et elle refuse de sacrifier son bien-être pour une entreprise qui ne garantit pas la stabilité.

Cette vision provoque souvent des incompréhensions entre les générations. Les millennials comprennent généralement cette attitude, car ils ont vécu la précarité et les crises économiques. Toutefois, les boomers perçoivent parfois cette posture comme un manque d’engagement et un refus de l’effort collectif. Dès lors, des tensions apparaissent rapidement au sein des équipes. La génération Z accomplit ses missions, respecte ses horaires et quitte le travail sans culpabilité. De plus, elle considère le temps personnel comme un espace inviolable.

La pause déjeuner devient alors un moment qu’elle souhaite préserver. Beaucoup de jeunes salariés préfèrent se retrouver seuls pour récupérer de leur matinée. Pour discuter avec des amis au téléphone, écouter de la musique ou regarder une vidéo, simplement pour se recentrer. Cette séparation nette entre vie professionnelle et vie personnelle s’impose comme une règle essentielle pour leur équilibre. Les collègues sont perçus comme des acteurs du monde du travail et non comme des amis obligatoires.
 
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Les mauvais comportements :

Les collègues restent des humains et certains sont difficilement fréquentables. Sur Twitter, les témoignages de repas volés au bureau sont un running gag depuis des années. Plusieurs salariés expliquent qu’ils apportent leur tupperware (ou leur “gamelle”), qu’ils le déposent dans le frigo collectif puis qu’ils le retrouvent vide ou partiellement mangé. Cette situation génère une perte de confiance importante envers les collègues. Cependant, elle donne aussi lieu à des tweets ironiques et à de véritables mini-enquêtes humoristiques. Des employés racontent qu’ils observent le frigo, surveillent les allées et venues ou posent des pièges en mettant du piment ou du laxatif dans le repas pour identifier le « voleur ».
 
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Vers un plus grand individualisme

Ces anecdotes reflètent un malaise plus profond. La société actuelle valorise l’individualisme, ce qui renforce la tendance à se replier sur soi. De surcroît, la pandémie de covid a accentué cette dynamique. Beaucoup de jeunes restent en mode survie et n’ont pas retrouvé leurs habitudes sociales d’avant. Progressivement, elles perdent l’envie ou la capacité de créer spontanément du lien au travail. Pour cette raison, l’idée de déjeuner en groupe semble parfois lourde ou fatigante.

Dans ce contexte, la convivialité professionnelle devient plus difficile à construire. Plusieurs salariés se sentent dépassés par les interactions sociales imposées. Le déjeuner collectif peut alors créer du stress plutôt que de renforcer l’esprit d’équipe. Néanmoins, cette distance prolongée risque aussi d’accentuer l’isolement. Le travail demeure un lieu où la solidarité peut offrir un soutien précieux. Les échanges entre collègues permettent de mieux comprendre les conditions de travail réelles. Ils encouragent aussi l’entraide face aux difficultés quotidiennes.
 
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Pour conclure :

Comme souvent sur Twitter, le débat est complexe et ne peut être résolu par une réponse simple. La solidarité collective représente un moyen essentiel pour améliorer les environnements professionnels. Les salariés peuvent se soutenir, défendre leurs droits et, si nécessaire, se syndiquer. Le changement profond ne naît pas de l’isolement, mais de l’union. Mais le problème de fond reste cette société capitaliste qui nous oblige à faire société non pas par empathie mais uniquement pour être plus productif derrière. Et c’est cette vision, et non pas tant le fait de discuter avec ses collègues, qui est vivement critiquée.
 
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Bonus :

 
Est-on fait pour travailler en fin de compte ?
 
Post de @La_daronnie : "Je vous le dis comme je pense. L'humain n'est pas fait pour travailler. Il est fait pour s'occuper, créer, fabriquer, inventer, mais pas pour se lever à la même heure et vivre la même routine pendant 45 ans. Pensée bonus: se lever, pas naturellement, quand il fait nuit c'est de la merde. Bonne journée. "

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