Deux journalistes menacés par des membres de l’équipe du film “De Gaulle” ?!
Le cinéma français vit dans la peur.
La mainmise de Bolloré se resserre jour après jour.
Depuis mercredi, la première partie du film “La Bataille de Gaulle” est sortie au cinéma. Blockbuster français oblige, le casting d’acteurs fait le tour des médias pour en faire la promotion. Nina Masson et Yong Chim, deux journalistes de France 24, réalisent alors une interview avec plusieurs membres de l’équipe. Tout se passe bien jusqu’à la question qui fâche. Puisqu’il est question d’engagement dans ce film, quid de la tribune anti-Bolloré qui a causé beaucoup de remous lors du festival de Cannes ? L’acteur à qui la question est posé (et qui n’est pas nommé par les journalistes de France 24) est mal à l’aise. Il “botte en touche” et “fait mine de ne pas comprendre de quoi il s’agit”. Surtout, à la fin de l’interview, l’attaché de presse de l’acteur vient vers eux et leur demande de manière brutale de restituer la carte mémoire de l’interview. Les journalistes refusent. Un autre attaché de presse arrive alors et demande à ce qu’un engagement de non-diffusion du passage où il était question de la tribune anti-Bolloré soit signé. Peur d’une nouvelle polémique à la Gilles Lellouche ou peur de la réaction de Vincent Bolloré ? Il y a quelque chose de pourri au royaume du cinéma français.
Les journalistes vs le film sur De Gaulle :
1.
Trop fort 😭 les mecs ils font des films en utilisant des sujets forts comme la seconde guerre mondiale mais faut surtout pas leur parler de politique 😭 et en plus ils menacent 😭 https://t.co/yBd2M1dW9X
— Sosso 2026 (@SSR_2026) June 4, 2026
2.
Utiliser des figures comme Jean Moulin et De Gaulle et être gêné qu’on parle de fascisme. 👌 https://t.co/Ly1LHcMmWN
— Neeya (@Neeyaonair) June 5, 2026
3.
Bolloré, CNews, liberté d'expression toussa toussa.
4.
Encore une fois, comme avec Moulin, les promoteurs et/ou interprètes de films sur la Résistance ont des réflexes de collabos. On pourrait en rire, mais cette nouvelle illustration de l'époque est profondément tragique, et fait aussi écho avec l'inversion accusatoire qui prospère.
— Philippe Hugon (@philvan.bsky.social)2026-06-04T21:00:29.274Z
5.
Et l'extrême droite n'est même pas encore au pouvoir. Imagez si elle y parvient, le climat qui va s'installer.
— Bernard-Henri Lemmy (@bernardhenribery.bsky.social)2026-06-04T16:59:29.084Z
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Tout avait commencé avec le film Jean Moulin. De Gilles Lellouche, au réalisateur László Nemes en passant par son producteur Alain Goldman, tous ont préféré éviter le sujet Bolloré :

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