Des entreprises comme Disney font donc pression pour s'émanciper des contraintes que leur imposent cette chronologie.
— Aurélien Martinez | Rogdal (@RogdalVanyrion) September 18, 2022
Car ils ont tout intérêt à favoriser le marché de la SVOD où ils détiennent 100% des profits et tuer la concurrence de la TV péage, vente physique, etc.
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On lit/entend beaucoup de bêtises sur la chronologie des médias… Donc il est temps de faire un topo !
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La "chronologie des médias", c'est en réalité plusieurs fenêtres d’exploitation.
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Le but est ainsi de permettre à ce que les œuvres soient exploitées sur divers marchés (cinémas, VOD, TV par abo et séance, TV gratuite) en évitant que ceux-ci ne se fassent concurrence.
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Ce modèle repose sur un fractionnement du temps ou plus précisément sur une succession de périodes d’exclusivité d’exploitation. Pendant une période donnée, l’œuvre peut uniquement être exploitée au cinéma, puis en DVD/BRD, puis en VOD et enfin à la télévision.
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C'est donc une protection pour l'ensemble des acteurs :
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– protéger les salles de cinéma de la concurrence de la télévision, puis de la VOD.
– protéger le marché du physique pour éviter une cannibalisation de la VOD.
– Inciter la production européenne.
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Les fenêtres d’exploitation sont organisées selon un ordre chronologique, qui débute par les fenêtres dans lesquelles les titulaires peuvent réaliser de plus importantes recettes avec un nombre plus modeste de spectateurs (- spectateurs, mais + cher)…
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et s’achève par les fenêtres dans lesquelles les recettes sont inférieures pour les titulaires de droits, alors que le nombre de spectateurs potentiels est plus élevé. (= + spectateur mais – cher).
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Ex : cinéma & DVD: – spectateur + cher
Ex : SVOD & gratuit: +spectateur – cher
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Cet ordre chronologique est à l’heure actuelle le suivant :
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– cinéma
– La TVOD/vente physique
– La TVOD/location
– La télévision à péage (abonnement et séance)
– Les services de SVOD/AVOD
– la télévision gratuite/FVOD
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Et ça, c'est le principe car il y a de nombreuses dérogations pour une chronologie allégée.
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On trouve notamment :
– si le film fait moins de 100K entrées,
– si un accord interprofessionnel existe,
– le financement de la création française et européenne,
…
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– la valorisation des oeuvres sur le service,
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– être à jour avec le fisc,
– diversifier ses investissements, etc.
Bref, il y a plein de moyens de réduire le délai, à charge pour les services SVOD de se mettre en règle.
Ce qui donne ce graphique :
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