2- j'ai donné beaucoup trop de crédits à la thèse de John Waller qui est un vil anglo-saxon. Méfions nous des anglo-saxons.
— L'Historien Scientifique (@historiae_sct) November 9, 2022
Les travaux de John Waller extrapolent les sources, qui n'ont jamais mentionnées la mort des personnes dansant.
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Si on retient celle de Strasbourg, c'est parce qu'elle est la mieux documentée, notamment par plusieurs personnages de la ville, et surtout le médecin suisse Paracelse.
— L'Historien Scientifique (@historiae_sct) November 8, 2022
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Il dépeint un tableau assez sombre qui est finalement très exagéré, ce qui vient éroder la validité d'une telle piste. Même si la piste psychologique reste en soi assez bonne, le raisonnement de Waller lui, est dangereux.
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De plus, il en profite pour faire une critique
Une question qui nous brûle tous les lèvres : comment des gens peuvent être contaminés et danser jusqu'à la mort ??
— L'Historien Scientifique (@historiae_sct) November 8, 2022
Il n'y aurait rien de chimique dans cette histoire, tout serait psychologique.
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anti-cléricale pro-protestante, chose que j'ai gobé très facilement (mea culpa, je suis allé trop vite).
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L'historienne française Elisabeth Clementz dément les travaux de Waller ici ⬇️https://t.co/unAfzRmPFN
C'est ce qu'avance John Waller, que nous avons présenté plus tôt. Pour lui, cet état est une manifestation physique de la résignation des habitants pauvres de Strasbourg.
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Ce n'est pas du chauvinisme, mais le respect des sources est bien plus intransigeant de notre côté de la Manche. Et déformer les sources, c'est déformer l'histoire.
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Les habitants des villes occidentales au Moyen-Âge et à l'époque moderne étaient généralement plus pauvres que les ruraux, car employés avec des salaires de misère. Ces gens crevaient de faim littéralement.
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3- Du coup, une thèse qui m'a été présentée de nombreuses fois et qui semble vraiment sérieuse : l'ergot du seigle (le quoi ?)
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L'ergot, c'est un champignon parasite qui s'installe dans certaines céréales comme le seigle, et qui une fois consommé par l'homme, est dévastateur. pic.twitter.com/kgVSOMnPHI
Ces gens, qui n'avaient rien, se seraient lancés inconsciemment dans cette frénésie. La contamination s'expliquerait aussi par un phénomène "d'hystérie (ou psychose) collective", un phénomène psycho bien connu. Les gens se sont entraînés mutuellement dans ce bourbier.
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