En réalité, ces pensionnats étaient des menaces que les parents faisaient aux enfants "si tu n'es pas sage, tu iras à". Pour ceux qui se souviennent de la guerre des boutons, les deux meneurs de bandes, Lebrac et L'Aztec sont envoyés en pension comme punition.
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C'était l'image de ces établissements, souvent catholiques, mais pas que, censés apporter une bonne éducation et mettre "à la redresse" les fortes têtes par une discipline de fer et une justice expéditive, souvent administrée physiquement.
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C'est le temps des règles en fer sur le bout des doigts, des barres de bois sous les genoux, des paires de baffes en plein cours, tout particulièrement lorsque les établissements sont non mixtes et que certains se pensent libérés de toute retenue car ce sont des garçons et qu'on élève à la dure.
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Ce que je veux dire, c'est que la violence de ces établissements est acceptée, par l'intégralité de la société que ce soit les parents, le corps enseignants ou l'administration.Ces établissements, considérés comme d'élite, sont peu contrôlés et mettent en avant leurs prestigieux résultats au bac.
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La violence du corps enseignants va de pair avec une violence entre élèves qui est toute aussi dure et brutale. Le harcèlement est quasi systématique, les plus faibles sont humiliés et détruits tant par leurs condisciples que par les professeurs et surveillants.L'effet de meute.
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Il faut, de plus, remettre cela dans le contexte d'une pension, des gamins de 10 à 15 ans, dans des dortoirs de plus de 40 personnes, à la disposition permanente de leurs harceleurs et de leurs agresseurs pendant 5 jours de la semaine.
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Donc, oui, Bayrou a probablement merdé et n'a rien fait contre Bétharram, comme tous les ministres de l'éducation qui l'ont précédé et qui l'ont suivi.Mais ce n'est pas que lui, c'est toute la société, dans soin ensemble, qui a protégé et encensé les établissements comme Bétharram.
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C'est donc très facile de se trouver une bonne conscience en crucifiant, pour des raisons autres que sa coupable inaction, d'ailleurs.Mais cela évite aussi de se poser des questions sur l'attitude de nos parents, grands-parents et du corps enseignants dans son ensemble, qui vantaient ces écoles.
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Et je le dis avec d'autant plus de certitude que j'ai été dans un de ces établissements, dans le Pas-de-Calais.Avec une cantine où le cuisinier servait avec sa vieille gitane maïs au bec, dont les cendres tombaient dans la purée.Avec des profs à la main bien leste pour les violences.
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Pendant qu'ici les mecs nous donnent des conseils pour nos protections menstruelles, moi je suis là à attendre mon linge.
— Mylou – Christophe Legoat Stan account (@ant_in_the_butt) May 12, 2025
Dans le tas il y a le jean de ma fille. Elle l'a taché 1h (UNE HEURE) apres avoir changé sa serviette. J'ai lavé le jean 2 fois et il y a encore une tache