Du fait du remboursement par la Sécu des consultations, la formation de médecin devient l’équivalent d’une formation de quasi-fonctionnaires pesant sur les budgets publics. Former un médecin à des conséquences budgétaires que n’a pas la formation d’un avocat ou d’un maçon.
— Nicolas Da Silva (@dasilva_p13) January 1, 2023
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L'une des origines de la souffrance des médecins libéraux est l'insuffisance de leur nombre.
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Mais savez-vous d'où vient la création du numerus clausus ?
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Or il est plus facile politiquement de limiter le nombre de médecins formés (les syndicats ne s’y opposent pas et sont mêmes d’accord car cela renforce leur pouvoir politique et économique) que de limiter les honoraires des medecins ou les remboursements aux patients. pic.twitter.com/dACv0ugsyn
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Depuis la deuxième moitié du 19è siècle les médecins libéraux font pression auprès de l’État pour obtenir le monopole des soins médicaux.
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Ils ont lutté contre les officiers de santé (interdits par une loi de 1892) et… pour la limitation du nombre de médecins en exercice. pic.twitter.com/O9vvcm945l
Les effets très puisant sur les budgets du numerus clausus se font ressentir à long terme, ce qui épargne les dirigeant politiques qui prennent ces décisions. A l’inverse, la non revalorisation des honoraires médicaux ou les déremboursement font l’objet de luttes immédiates.
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Comme pour justifier la suppression des officiers de santé, l'idée défendue est que le trop grand nombre de médecins par rapport à la population en capacité de payer des soins ferait pression à la baisse sur les prix et causerait la misère relative de beaucoup de confrères. pic.twitter.com/yJIlghjVtb
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Au total, le numerus clausus n'est pas simplement né d'une volonté de l'Etat de maîtriser les budgets mais il est né aussi de la volonté d'une profession de préserver sa composition sociale et ses avantages économiques. Ce que Déplaude appelle "la hantise du nombre". pic.twitter.com/cOEhi3qWGf
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Dans les années 30, à la suite de la création des assurances sociales de 1928-1930, la crainte reste la même et les médecins font toujours pression sur les pouvoirs publics pour limiter leur démographie… quitte à verser dans la xénophobie et l’antisémitisme. pic.twitter.com/joxzuoK4bn
— Nicolas Da Silva (@dasilva_p13) January 1, 2023
Voilà beaucoup de raisons qui justifieraient de retirer à l’Etat et aux médecins la seule responsabilité de la définition du numerus clausus. Plus largement, ne serait-il pas temps de démocratiser la formation médicale et la sécurité sociale elle même ?
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Fin pic.twitter.com/mc2034jAZA
Les règlementations contraignantes qui émèrgent alors concernent les médecins étrangers et juifs. D’ailleurs, toute une partie de la profession sera particulièrement associée à la collaboration (le conseil de l’ordre né sous Vichy est une institution forte du régime). pic.twitter.com/AUgxPTXmTB
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