Au final, selon les ONG, les quelques 200 familles impliquées dans la médiation ont abandonné leurs terres et leurs droits sans recours possibles et n’ont quasiment rien obtenu en retour.
— Clément Renard (@clemnaturel) January 3, 2023
Plus de 800 familles spoliées ne se sont pas impliquées dans cette mascarade. pic.twitter.com/ij9oUAEj3n
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En 2008, l’État cambodgien, dirigé depuis 37 ans par le 1er ministre Hun Sen (ex-khmer rouge, chef du parti unique), a octroyé 3 concessions (12'000 ha situés dans la province de Mondol Kiri, au cœur des terres Bunong) à Socfin-KCD (80% Socfin / 20% KCD sous contrôle de Hun Sen). pic.twitter.com/cPq8zU18xj
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@FIANista et BIPA tentent de remettre en question la validité des accords signés en rassemblant des preuves que les familles impliquées ont participé à un processus qui leur était étranger et que la multinationale leur a forcé la main tout en dévastant leur terre.
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L’octroi des concessions à Socfin s’est fait sans consultation préalable des communautés autochtones.
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En 2009, des ONG alertaient déjà sur cette opération qui bafoue à la fois la loi cambodgienne et les droits humains reconnus par le droit international. https://t.co/gqe3a0R0jE
Sur cette base, il faudra mettre en place un nouveau processus de résolution du conflit, strictement basé sur les droits humains, afin d’obliger l’État cambodgien à révoquer les concessions de terres, à les restituer aux communautés et à indemniser ces dernières. Peu probable.
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Malgré les manifestations rassemblant des centaines de Bunong qui réclamaient la restitution de leurs terres, Socfin a commencé à raser leur forêt et leurs parcelles cultivées dans la localité de Busra dès 2008 pour y développer des monocultures intensives de palmiers et d'hévéas pic.twitter.com/V3BQVSDDKt
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En novembre 2022, le journaliste Jack Brook de @cambojanews a enquêté sur place et a publié un article où des représentants Bunong disent avoir été forcés par Socfin, qui peut désormais utiliser leurs terres pendant 50 ans avant de les remettre à l'État. https://t.co/CaQgGfegNR
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Cet écocide se double d’un ethnocide : privation des moyens de subsistance, destruction de cimetières, de lieux de culte et d’arbres centenaires considérés par les Bunong comme des personnes intégrées à leur société, et conversion forcée à l’économie de marché. pic.twitter.com/iJlDQn3gpy
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Plusieurs représentants Bunong se sont dits épuisés par cette bataille judiciaire et ont déclaré "s'être sentis obligés d'accepter les conditions de l'entreprise pour ne pas risquer de n’obtenir aucune des terres revendiquées" – ce qui s'est précisément produit. pic.twitter.com/qjlxEym1mA
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Socfin a mis les Bunong devant ce choix :
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-200$/ha d’indemnités
-des terres de substitution lointaines et moins fertiles
-bénéficier du programme «Petits Exploitants» : emploi précaire dans les plantations + s’endetter auprès de Socfin pour payer les engrais et les pesticides.