Au même moment apparaît le projet de médiation 'Mekong Region Land Governance' cofinancé par les États Suisse, Allemand et Luxembourgeois, et piloté par l’entreprise IMG. Dès le départ, un village où des familles ont osé se joindre à un procès contre Bolloré en a été exclu.
— Clément Renard (@clemnaturel) January 3, 2023
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En 2019, 11 Bunong se sont rendus en France, au tribunal de Nanterre, pour faire valoir leurs droits contre Socfin. L’action a été jugée irrecevable en 2021 faute de titres de propriété valables, et les plaignants condamnés à payer 20.000€ de frais de justice à Bolloré. pic.twitter.com/E7gtIT6jqo
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Or, le droit international de protection des peuples autochtones n'exige pas de formalisation de la propriété car ces peuples ne s’organisent pas sous le régime de la propriété privée contrairement aux colonisateurs.
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Les juges français ont bafoué le droit au bénéfice de Bolloré.
Au final, seul un petit nombre de familles a été consulté par l’entreprise contractée pour organiser la médiation. Un accord de confidentialité imposé par l’entreprise empêchait les familles de communiquer entre elles sur la médiation – diviser pour mieux régner. pic.twitter.com/XcbPkvRwT4
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Fin septembre 2022, les coordinateurs de la médiation ont publié une déclaration affirmant qu’un "Joint statement on dispute settlement through independent mediation" avait été signé entre "les communautés locales" et Socfin.
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🧵 Récit d’un crime néocolonial
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L’État cambodgien et l’entreprise #Socfin, propriété des milliardaires Vincent Bolloré et Hubert Fabri, se sont définitivement accaparés les terres et la forêt des communautés autochtones #Bunong pour les transformer en plantations industrielles. pic.twitter.com/8xzJ7SfBwc
La déclaration est une sorte d'accord-cadre qui renvoie à de nombreux sous-accords qui restent secrets. On ne sait pas à combien ni à quelles familles ni à quelles terres se réfèrent les accords.
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De plus, les accords sont rédigés en khmer – une langue étrangère aux Bunong. pic.twitter.com/aOCj5kk0tl
Les Bunong sont un peuple autochtone de langue Mnong résidant dans la région reculée des hauts plateaux de l’Asie du Sud-Est (Sud du Laos, Ouest du Vietnam, Est du Cambodge)
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Animistes, ils sont notamment connus pour leur habileté à vivre en bonne intelligence avec les éléphants. pic.twitter.com/0kPbbNwUhj
@FIANista et BIPA ont eu accès à 4 accords conclus avec des familles d'un village concerné. Ces accords stipulent que ces familles ont été pleinement informées, qu’elles ne causeront pas de perturbations et qu’elles ne réclameront pas d'indemnités ou de restitution de terres.
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Les Bunong pratiquent une agriculture itinérante de subsistance sur des parcelles (« mir ») régies par une forme de propriété d’usage collective et temporaire (et non par la propriété privée qu’ils considèrent comme une aberration). pic.twitter.com/nRCsHQc4mS
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