J'ai eu un cas (certes particulier) d'un détenu qui était allé jusqu'en terminale et quand je lui ai demandé ce qu'il voulait faire il m'a dit "de la philosophie kantienne". pic.twitter.com/m8EptWdUEn
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) January 11, 2023
Non classé
Je crois que les cours ne s'étaient pas très bien passés en Term, mais de fait il avait retenu quelque chose sur Kant/la morale hyper rigoriste et de fait là il avait envie/besoin de réfléchir sur ça. (Et donc on a fait du Kant) pic.twitter.com/lkdrFMsiM7
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) January 11, 2023
Bref sachez que alors que vous pouvez avoir l'impression que bidule en classe s'en fiche et que ça ne lui apporte rien, quelquefois de fait ça reste, ça revient, ça nourrit, même si ce n'est pas forcément de la manière prévue (genre en prison -bon je ne vous/leur souhaite pas ça)
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) January 11, 2023
Mais corréler une observation psycho avec une activation neurale n'apporte pas la preuve que l'observation psycho serait plus "réelle" (c'est une sorte d'effet d'autorité de la biologie) : ça peut être faux *et* corrélé (sans qu'on sache pourquoi).
— Jérémie Naudé (@JeremieNaudeFR) January 15, 2023
Je le précise car il ne faudrait pas tomber dans la position inverse qui serait "si la sérotonine n'est pas l'hormone du bonheur alors les antidépresseurs ne fonctionnent pas": ils restent une bonne indication faute de mieux (même s'ils ne marchent pas toujours).
— Jérémie Naudé (@JeremieNaudeFR) January 15, 2023
Donc la psychologie est une science (vrai aussi pour la socio), avec des critères propres, et la neurobiologie apporte un autre éclairage, complémentaire, des mécanismes sous-jacents. Pourquoi je dis ça ? Car les explications neuro sont parfois de la mauvaise psycho.
— Jérémie Naudé (@JeremieNaudeFR) January 15, 2023
Un autre aspect des liens entre dépression et biologie est qu'il ne faut pas faire de fausses opposition entre des niveaux biologiques, psychologiques et sociaux. Un trouble psy c'est la rencontre entre ces facteurs imbriqués.
— Jérémie Naudé (@JeremieNaudeFR) January 15, 2023
Par exemple, le cerveau reptilien. MacLean propose la théorie du cerveau triunique (reptilien, limbique, cortex) sans données et depuis ça a été démonté des milliers de fois, mais le mythe persiste. Cette théorie est fausse pour plusieurs raisons.https://t.co/RhLvx7cwDa
— Jérémie Naudé (@JeremieNaudeFR) January 15, 2023
On retrouve le même principe pour l'ocytocyne : ça a d'autres rôles que l'amour ou l'attachement, et l'attachement a plein d'autres bases biologiques que l'ocytocyne. On dit que le système est redondant : plusieurs mécanismes sont possibles (heureusement)https://t.co/VaPQyZpOGM
— Jérémie Naudé (@JeremieNaudeFR) January 15, 2023
Une mauvaise vision de l'évolution place l'humain au sommet d'une échelle naturelle qui irait du plus simple au plus complexe. En réalité l'évolution est plus comme un buisson avec des branches qui divergent selon différents types d'adaptation et de dérivés (du hasard quoi).
— Jérémie Naudé (@JeremieNaudeFR) January 15, 2023