Pendant longtemps (et encore parfois aujourd'hui), les assyriologues envisageaient l'alphabétisation de la Mésopotamie comme très faible, et seulement cantonnée à une petite classe de scribe. L'alphabétisation de ces derniers est de fait indéniable. pic.twitter.com/apHLJAdlQD
— Thoukudidès 𒈗𒃲 (@Thoukudids1) January 15, 2023
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Ainsi il rappelle à juste titre que si l'assyriologue actuel est noyé sous des centaines et des centaines de signes qui ont pour la plupart plusieurs lectures, cela est en fait le fardeau de l'épigraphiste moderne et non pas du mésopotamien antique. pic.twitter.com/Pm0zKO3v7S
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D'autres corps de métiers usitaient-ils de l'écriture par eux-mêmes?
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La réponse est oui.
Tout d'abord pour commencer par le haut, certains souverains se targuaient d'être lettrés, donc de savoir lire et écrire.
Un babylonien du XVIIIe siècle n'avait qu'à connaître le corpus réduit de signes de son temps et de sa région environ 82 signes pour avoir une compétence minimale de lecture.
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Pour le marchand paléo assyrien un corpus de seulement 68 signes suffisait amplement pour écrire.
Fait amusant cela se voit à plusieurs période, notamment avec le Šulgi un souverain du royaume d'Ur III (2112-2004) Lipit-Ištar souverain de la 1ere dynastie d'Isin (1961-1674) et enfin le fameux Aššurbanipal (668-630/627). pic.twitter.com/J0U8TsazxJ
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Constat assez similaire pour le Ier millénaire. Basé sur l'étude de lettres néo-assyriennes, Simo Parpola indique qu'il est largement possible d'écrire avec un corpus assez réduit et que les capacités d'alphabétisation n'ont pas du beaucoup varier au fil du temps en Mésopotamie. pic.twitter.com/rKSUADzrx5
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Pour Aššurbanipal on peut même observer cette "propagande" du roi lettré sur ses bas-reliefs où il dispose d'un calame à la ceinture. pic.twitter.com/DrqRlUiqmJ
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Pour conclure il est possible que l'écriture et la lecture furent l'apanage d'une classe de scribe quand l'écriture proto-cuneiforme fut conçue à la fin du IVe millénaire, mais corollairement à son expansion géographique, elle s'est répandue dans le reste de la société.
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Bien qu'ils ne s'en vantaient pas tous, les rois et leurs proches devaient pour une certaine proportion être lettré. Ainsi le père de Sennachérib, Assarhaddon était également lettré ainsi que tous son entourage familial. Assurbanipal n'était pas une exception dans sa famille. pic.twitter.com/QtPdFr5Aq7
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Des niveaux de lecture et d'écriture disparates sont attestables dans de nombreux milieux. Il va de soi que l'alphabétisation était plus forte chez les élites urbaines (de toutes fonctions) chez qui un plus grand nombre de tablettes étaient retrouvées.
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