Emma se rêve une vie à cause des romans qu’elle a trop lus comme Brice se rêve une vie à cause du film Point Break qu’il a trop vu (Emma aurait adoré Patrick Swayze).
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Le bovarysme de Brice de Nice serait à étudier… pic.twitter.com/OwbRXgwSGh
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Le terme « bovarysme » désigne un état d'insatisfaction qui provoque des névroses, entraîne des ambitions vaines et démesurées tout en éloignant du réel.
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Que ce soit rêver à des bals fantastiques ou à des vagues immenses, cela donne des héros tragiques, même sous l’humour. pic.twitter.com/DT8psIISRf
Brice comme Emma va être confronté à des problèmes d’argent et trouver un semblant de solution en s’inspirant de la fiction. Ce sera évidemment un échec (distinction réel/fiction)…
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Personnages en quête d’un idéal qui n’existe pas, éternels insatisfaits, adorant les fêtes (« les yellow » ou les bals), les deux cherchent inlassablement à obtenir ce qu’ils ne peuvent avoir, un idéal romanesque.
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La couleur jaune apparaît souvent dans Madame Bovary. Chez Flaubert, elle renvoie à l’existence stagnante, flétrie d’Emma. Le jaune est la couleur forte de Brice.
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Chez lui aussi, elle exprime une immobilité, celle de sa vie à Nice, avant qu’il parte.
Cette couleur l’enferme.
Si Brice est désagréable et « casse » les gens qu’il fréquente, que dire d’Emma qui finira par emporter tous ses proches dans sa chute ?
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Le roman de Flaubert commence d’ailleurs par un chapitre au cours duquel Charles est vanné par une classe immature. pic.twitter.com/Z6Dg5pLNB3
– Eh ta conversation est « plate comme un trottoir ».
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Il y a chez Brice comme chez Flaubert une culture de la punchline (toute proportion gardée).
Malgré leurs (gigantesques) défauts, on ne peut pas totalement détester Brice et Emma tant leur trajectoire témoigne d’une lente, difficile et impossible quête d’émancipation dans un monde froid qui brise lentement les rêves.
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La fin d’Emma est tragique, celle de Brice est heureuse : il trouve la rédemption par l’amour et c’est enceint, à la fin du film, qu’il accomplit sa quête d’idéal, non en trouvant sa mer mais en se découvrant père.
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Emma, elle, ne peut que perdre (parce que Gustave).
Fin de ce thread improvisé mais hautement nécessaire, à mon avis, pour le bien de la littérature et du cinéma.
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Et, bien sûr, vive Brice de Nice 🏄♂️