Cette formule est utilisée dans le journal « L’Humanité » du 27 novembre 1907, dans un article en soutien à Ambroise Colin. D’après le journaliste, les bourgeois s’accaparent la rue tout en menaçant la sécurité du plus grand nombre. 21/25 pic.twitter.com/a26UKseEX6
— Samy Bounoua (@BounouaSamy) March 9, 2023
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« Et le luxe, par essence, cela ne se démocratise pas : si tout le monde accède au luxe, plus personne n’en tire d’avantages ; au contraire : tout le monde roule, frustre et dépossède les autres et est roulé, frustré et dépossédé par eux. » 6/25 pic.twitter.com/nEPjQGnlNb
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Enfin, la voiture est condamnée pour des raisons qu’on qualifierait aujourd’hui d’écologiques. François Jarrige cite à cette égard la plainte d’un habitant de Wiesbaden dans les années 1920 : « le respect et l’amour du genre humain … 22/25
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À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, la voiture individuelle donnait un réel avantage aux bourgeois qui en possédaient une : très minoritaires, ceux-ci pouvaient vraiment aller plus vite et plus loin que les autres. 7/25
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sont incompatibles avec la conduite automobile, qui expose son entourage à la poussière et aux mauvaises odeurs ».
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À la lueur de tous ces éléments, il n’est pas absurde de considérer la voiture individuelle comme étant foncièrement contre-productive. 23/25
Mais « lorsque tout le monde prétend rouler à la vitesse privilégiée des bourgeois, le résultat, c’est que rien ne roule plus, […] que la moyenne, sur les routes de dégagement, en fin de semaine, tombe au-dessous de la vitesse d’un cycliste. » 8/25
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Ces critiques qui aujourd’hui paraissent radicales étaient majoritaires il y a un siècle. Au fur et à mesure que nos sociétés ont été bouleversées par l’invasion automobile, nous nous sommes habitués à la vitesse sans gain de temps, à la pollution, aux accidents. 24/25
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Pire, loin d’assurer la liberté, la voiture individuelle crée une « dépendance radicale » : pour l’acheter, l’alimenter, l’entretenir, la réparer, etc., son usager dépend totalement d’un gigantesque système industriel et technologique sur lequel il n’a aucune prise. 9/25 pic.twitter.com/jTk9phYGK2
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Nous peinons même à imaginer un monde sans automobile, cet objet qui n'a pourtant qu'un peu plus d'un siècle d'existence. Ce défaut de l'imagination est peut-être le signe le plus fort de notre « dépendance radicale » à la civilisation industrielle, véritable cage d'acier. 25/25 pic.twitter.com/2cNznz9ZOh
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Les gens ont d’ailleurs de moins en moins le choix de ne pas avoir de voiture individuelle. La généralisation de ce moyen de transport ayant eu pour conséquence l’étalement urbain, il faut aller toujours plus loin pour travailler, consommer, vivre. 10/25 pic.twitter.com/zVq6VEjTXr
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