On passe de la mention “no pulp” en rouge, comme un panneau d’avertissement – plus clair tu meurs – à celle floue de “100% pure and natural.” Un jus d’orange sans pulpe, je sais ce que c’est. Mais 100% pur et naturel ? Et 80% ce serait quoi ? Bref, on ne comprend rien. Le pire… pic.twitter.com/keZdonH3vd
— Loris Colantuono (@encrecanaille) March 31, 2023
Non classé
Le pire c’est qu’ils ont remplacé l’image que les consommateurs associent aux briques de Tropicana – une grosse orange avec une paille dedans – par un verre de jus d’orange. Enlevez-la et l’association disparaît. Personne ne reconnaît Tropicana. pic.twitter.com/hqMY6fE9vu
— Loris Colantuono (@encrecanaille) March 31, 2023
Au final, l’agence a travaillé des mois sur le rebranding et a facturé pas moins de 35 millions de $ à Tropicana, qui a perdu 20 millions de chiffre d'affaires par rapport au mois précédent.
— Loris Colantuono (@encrecanaille) March 31, 2023
La marque américaine a abandonné le nouveau design après 30 jours.
Bien sûr, ce n’était pas la volonté de l’équipe de Peter Arnell, qui a dit: “Nous voulions amener ou faire évoluer cette marque vers un état plus actuel ou plus moderne.”
— Loris Colantuono (@encrecanaille) March 31, 2023
Red flag: quand un marketeur utilise du jargon, c’est toujours mauvais signe.
En gros, moderne = copier ce qui est tendance et donc ce que les autres fond = fade. Si une marque naît de la modernité, c’est normal qu’elle soit moderne. Mais si ses origines sont ancrées ailleurs, mieux vaut les embrasser plutôt que de les éviter.
— Loris Colantuono (@encrecanaille) March 31, 2023
Pour moi, la grande leçon de cet échec gigantesque c’est qu’en communication, la fonctionnalité l’emporte sur l’esthétique.
— Loris Colantuono (@encrecanaille) March 31, 2023
On peut avoir la fonctionnalité sans l’esthétique.
Encore mieux: on peut avoir les deux.
Mais on ne peut pas avoir l’esthétique sans fonctionnalité.
Les jeunes femmes se sont peut être lassées des aventures de ton héros coké à souhait qui couche avec des femmes de 14 ans et les objectifie Frédéric ??? https://t.co/8xicV3Istd
— Constance Vilanova (@Const_vila) January 13, 2022
J'ai passé mon adolescence à me sentir hyper subversive en lisant les aventures d'Octave Parango et de Marc Marronnier. Avec "tout est provisoire l'amour l'art la planète terre vous moi surtout moi" écrit au stylo plume dans mon agenda l'étudiant
— Constance Vilanova (@Const_vila) January 13, 2022
Je les ai relus plusieurs fois. J'ai adoré les films. Je me suis mise à fantasmer la vie parisienne, la fête, les boîtes de nuit et surprise : les hommes qui ont le double de mon âge, me disant qu'un prince charmant mondain et de 40 ans allait venir m'extraire de la banlieue
— Constance Vilanova (@Const_vila) January 13, 2022
J'ai mis pas mal de temps à déconstruire ça, à interroger ce rapport de force et à gueuler quand un type qui pourrait être mon père me demandait mon numéro. Donc, oui Frédéric, si les ados ont besoin de TikTok et "de l'art pour se faire du bien" tant mieux.
— Constance Vilanova (@Const_vila) January 13, 2022