La première chose à savoir, c'est qu'il faut toujours tenter de se mettre au niveau de son enfant dans sa souffrance. En effet, si la première rupture de Brenda avec son mec qu'elle connaît depuis 3 semaines peut sembler anecdotique, son ressenti à elle n'est pas le même. /4
— Toubib 🩺 | Just A Word 📚 (@NightHaunter) April 9, 2023
Non classé
On peut tous, à un moment ou un autre de sa vie, avoir envie de mourir ou aller très mal. Et consulter un psychologue, un psychiatre ne range pas dans la case fou, une case qui ne devrait plus exister dans le domaine médical. On « n'interne » pas non plus au passage. /20 pic.twitter.com/bzP6NBWtwQ
— Toubib 🩺 | Just A Word 📚 (@NightHaunter) April 9, 2023
Il est donc important de traiter la cause de la souffrance avec sérieux, en ne la rabaissant pas surtout par le jeu tentant des comparaisons. Il fait parler et écouter même les choses les plus incongrues/brutales dans virer dans le dramatise en face de l'adolescent. /5
— Toubib 🩺 | Just A Word 📚 (@NightHaunter) April 9, 2023
Autre idée reçue nuisible : oui, les garçons, ça peut PLEURER ! TOUT LE MONDE PEUT PLEURER.
— Toubib 🩺 | Just A Word 📚 (@NightHaunter) April 9, 2023
Ce n'est pas être faible, fragile ou que sais-je, c'est être humain et lâcher la pression, le mal en soi.
J'ai déjà pleuré de nombreuses fois, et je n'en ai aucune honte. /21
Car c'est cette approche qui va montrer à votre enfant à la fois que vous le prenez au sérieux mais aussi que même ses pensées les plus morbides, comme le suicide justement, il peut vous en faire part sans déclencher une réaction disproportionné qui confierait au tabou. /6
— Toubib 🩺 | Just A Word 📚 (@NightHaunter) April 9, 2023
Parlons également d'un truc très courant : les scarifications.
— Toubib 🩺 | Just A Word 📚 (@NightHaunter) April 9, 2023
La, cette fois, Louis ou Ornella se sont entaillés les bras. Sachez que ce n'est pas forcément une volonté suicidaire, c'est une façon de mettre un mal psychique sur le plan physique, et qu'on puisse voir ce mal. /22
C'est un des éléments fondamentaux dans la crise suicidaire : l'entourage.
— Toubib 🩺 | Just A Word 📚 (@NightHaunter) April 9, 2023
Ainsi, il faut comprendre, soignants comme parents, qu'il est impératif de demander à un enfant/adolescent qui va mal s'il a envie de se suicider, de mourir, de se faire du mal. /7 pic.twitter.com/jCSHRp9OUT
Donc, c'est moins grave souvent que ce n'est impressionnant. Par contre, cela ne doit pas vous empêcher de consulter avec un médecin ou un psychologue pour savoir ce qu'il se cache derrière, et cela même en absence d'idées suicidaires ! /23
— Toubib 🩺 | Just A Word 📚 (@NightHaunter) April 9, 2023
Contrairement aux idées reçues, ce genre de questions va permettre à l'enfant en face de vous d'exprimer quelque chose qu'il n'oserait pas dire habituellement. Et cela n'induit absolument pas l'idée du suicide comme une croyance populaire le dit. /8
— Toubib 🩺 | Just A Word 📚 (@NightHaunter) April 9, 2023
N'oubliez pas aussi une chose : le téléphone portable pour les ados, c'est quelque chose de très important. Fouiller dedans, le confisquer etc, c'est parfois, selon les situations, les isoler encore davantage ou violer leur vie privée. Ce sera souvent extrêmement mal perçu. /24 pic.twitter.com/ARZ1Eeyr82
— Toubib 🩺 | Just A Word 📚 (@NightHaunter) April 9, 2023