Je roule depuis presque 20 ans… Au début c'était dur, le milieu était gangrené par la misogynie et le sexisme, ça s'est amélioré fortement pendant un temps, depuis le COVID et la banalisation de l'extrême droite, c'est pire… Plus violent, plus je m'en foutiste.
— N0utch_ (@n0utch.bsky.social)2025-08-26T22:54:13.766Z
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Je sais pas ce qui va se passer pour moi, je m'en fou en vrai, je me retournerai. Mais c'est flippant de voir cette des-évolution, vraiment. Je crois que c'est ce qui alimente réellement mes angoisses, en vrai.Des bisous les gens, prenez soin de vous et soyez sympa tous, ensemble. On verra ensuite
— N0utch_ (@n0utch.bsky.social)2025-08-26T22:54:13.767Z
6/ Même le temps « libre » est devenu optimisé : sport, formation, « me-time », tout doit être productif, améliorer le corps ou l’employabilité.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
L’oisiveté, jadis signe de prestige et de liberté, est devenue suspecte.
7/ Résultat : nous vivons dans un monde où le temps est une ressource rare que l’on « gère » comme un capital. Le capitalisme ne nous a pas seulement fait vendre notre force de travail : il a refaçonné nos jours, nos nuits, nos fêtes et nos liens.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
8/ Conclusion : résister, ce n’est pas seulement revendiquer un meilleur salaire, c’est aussi défendre un autre usage du temps , un temps qui nous appartienne vraiment.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
1/ On croit souvent que le capitalisme ne touche « que » notre porte-monnaie. En réalité, il a modifié notre sommeil, nos congés, nos horaires, notre sociabilité… bref, nos vies entières. Petit thread sur comment il a reconfiguré le temps lui-même.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
2/ Avant l’industrialisation, le sommeil était souvent segmenté : un premier sommeil tôt le soir, puis un réveil nocturne (prière, lecture, visite à un voisin…), puis un second sommeil jusqu’à l’aube.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
L’usine et ses horaires fixes ont imposé un sommeil continu et minuté.
3/ Les jours de repos étaient plus nombreux et variés (fêtes locales, foires, vendanges).
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
Le capitalisme industriel a réduit ces pauses, puis les a standardisées (2 jours le week-end, quelques semaines l’été) pour coller aux besoins de production.
4/ Les horaires de travail ont été compressés autour de la journée de 8 heures, après des luttes sociales, mais… toujours cadrés par les exigences de la machine et du marché.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
Le rythme saisonnier agricole ou artisanal a disparu au profit de la mesure à la minute.
5/ La sociabilité aussi a changé : là où l’on vivait en réseaux de proximité (voisinage, familles élargies, cafés ouvriers, cercles), le capitalisme urbain a fragmenté le temps libre et favorisé des loisirs marchandisés (cinéma, centres commerciaux, plateformes).
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025