6/ Même le temps « libre » est devenu optimisé : sport, formation, « me-time », tout doit être productif, améliorer le corps ou l’employabilité.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
L’oisiveté, jadis signe de prestige et de liberté, est devenue suspecte.
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7/ Résultat : nous vivons dans un monde où le temps est une ressource rare que l’on « gère » comme un capital. Le capitalisme ne nous a pas seulement fait vendre notre force de travail : il a refaçonné nos jours, nos nuits, nos fêtes et nos liens.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
8/ Conclusion : résister, ce n’est pas seulement revendiquer un meilleur salaire, c’est aussi défendre un autre usage du temps , un temps qui nous appartienne vraiment.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
1/ On croit souvent que le capitalisme ne touche « que » notre porte-monnaie. En réalité, il a modifié notre sommeil, nos congés, nos horaires, notre sociabilité… bref, nos vies entières. Petit thread sur comment il a reconfiguré le temps lui-même.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
2/ Avant l’industrialisation, le sommeil était souvent segmenté : un premier sommeil tôt le soir, puis un réveil nocturne (prière, lecture, visite à un voisin…), puis un second sommeil jusqu’à l’aube.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
L’usine et ses horaires fixes ont imposé un sommeil continu et minuté.
3/ Les jours de repos étaient plus nombreux et variés (fêtes locales, foires, vendanges).
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
Le capitalisme industriel a réduit ces pauses, puis les a standardisées (2 jours le week-end, quelques semaines l’été) pour coller aux besoins de production.
4/ Les horaires de travail ont été compressés autour de la journée de 8 heures, après des luttes sociales, mais… toujours cadrés par les exigences de la machine et du marché.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
Le rythme saisonnier agricole ou artisanal a disparu au profit de la mesure à la minute.
Comme les nouvelles font déprimer, et donnent l'impression que l'être humain est fondamentalement dégueulasse, vous voulez une histoire qui remonte un peu le moral sur la nature humaine ?Allons-y.En 1954, un auteur britannique, William Golding, écrit son roman le plus connu: Lord of the Flies 1/
— -Boulet- (@bouletcorp.bsky.social)2025-08-19T14:38:29.520Z
Dans ce roman ("Sa Majesté des Mouches" en français), un groupe d'enfants se retrouve naufragé sur une île, et après avoir élu un leader pour gérer cette petite démocratie, va tenter d'y vivre des jours heureux.Mais évidemment, loin de tout, le vernis civilisationnel craque rapidement. 2/
— -Boulet- (@bouletcorp.bsky.social)2025-08-19T14:38:29.521Z
Les groupes s'affrontent, finissent par plus ou moins se massacrer, et la morale est que chez l'humain, la barbarie est instinctive et que toujours notre espèce régressera vers la violence et la guerre.Golding, traumatisé par la seconde guerre mondiale, était dépressif et alcoolique. 3/
— -Boulet- (@bouletcorp.bsky.social)2025-08-19T14:38:29.522Z