J'avais ce besoin d'être présente, là où les femmes ne vont pas, ne vont plus, pour prouver qu'on était capable, autant qu'eux, d'être présente dans ce métier, et surtout égale.
— N0utch_ (@n0utch.bsky.social)2025-08-26T22:54:13.759Z
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Sauf qu'on ne l'est pas, j'étais souvent la seule femme, au milieu de minimum 20 mecs, le plus souvent une 40 aine, a me battre contre les préjugés et les on dis.
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Ça m'a fatiguée, très fort. Très très fort. J'ai subi ces derniers mois des agressions physiques, et même sexuelle, qui mon mise a genoux. Des mecs qui tentent de rentrer dans mon camion, ou débarquent sur le parking avec un marteau à la main, mais aussi des drogues dans mes boissons…
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J'en peux plus de milité dans ce milieu gangrené par le machisme et l'extrême droite. Ça représente 95% des mecs que je rencontre dans les routiers… Aujourd'hui j'ai peur, d'exercer mon métier car je sais que je ne peux plus m'arrêter dans des endroits pourtant censés être sûrs.Sûr pour les mecs.
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Le métier, d'un point de vue bureau, est inconscient du risque que ça comporte, pour nous, les femmes, de s'arrêter dans ces endroits. Nous avons réellement si peu de spot sûr que ça devient difficile de pratiquer notre métier aussi efficacement qu'un homme, on va pas ce mentir.
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On se retrouve a devoir effectuer les mêmes trajets, avec des timings serrés, équivalent a ceux des hommes, ce qui nous met forcément plus en insécurité. Mais ça, le milieu ,n'en a rien a foutre, même s'ils font croire le contraire.
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Aujourd'hui, je suis en arrêt pour casi burn out et dissociation mentale, j'ai perdu confiance en moi, je ne sais pas si je serai un jour capable de reprendre le métier sans avoir peur constamment. Je suis broyée, pour m'être battue contre quelque chose qui régresse a vue.
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Je roule depuis presque 20 ans… Au début c'était dur, le milieu était gangrené par la misogynie et le sexisme, ça s'est amélioré fortement pendant un temps, depuis le COVID et la banalisation de l'extrême droite, c'est pire… Plus violent, plus je m'en foutiste.
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Je sais pas ce qui va se passer pour moi, je m'en fou en vrai, je me retournerai. Mais c'est flippant de voir cette des-évolution, vraiment. Je crois que c'est ce qui alimente réellement mes angoisses, en vrai.Des bisous les gens, prenez soin de vous et soyez sympa tous, ensemble. On verra ensuite
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3/ Les jours de repos étaient plus nombreux et variés (fêtes locales, foires, vendanges).
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
Le capitalisme industriel a réduit ces pauses, puis les a standardisées (2 jours le week-end, quelques semaines l’été) pour coller aux besoins de production.