Je roule depuis presque 20 ans… Au début c'était dur, le milieu était gangrené par la misogynie et le sexisme, ça s'est amélioré fortement pendant un temps, depuis le COVID et la banalisation de l'extrême droite, c'est pire… Plus violent, plus je m'en foutiste.
— N0utch_ (@n0utch.bsky.social)2025-08-26T22:54:13.766Z
Non classé
Je sais pas ce qui va se passer pour moi, je m'en fou en vrai, je me retournerai. Mais c'est flippant de voir cette des-évolution, vraiment. Je crois que c'est ce qui alimente réellement mes angoisses, en vrai.Des bisous les gens, prenez soin de vous et soyez sympa tous, ensemble. On verra ensuite
— N0utch_ (@n0utch.bsky.social)2025-08-26T22:54:13.767Z
[Thread] Vous savez ce qui m'as flingué pour de vrai ses derniers mois ? C'est de me battre contre des trous de balles de routiers TOUS LES SOIRS, pour leur expliquer qu'une femme a la même valeur sur la route qu'un homme.
— N0utch_ (@n0utch.bsky.social)2025-08-26T22:54:13.757Z
Sur la route, les femmes n'ont vraiment pas la même valeur ni la même place que les hommes. J'ai fait un point d'honneur a imposer la mienne, au quotidien. C'est mon acte militant, à moi.
— N0utch_ (@n0utch.bsky.social)2025-08-26T22:54:13.758Z
J'avais ce besoin d'être présente, là où les femmes ne vont pas, ne vont plus, pour prouver qu'on était capable, autant qu'eux, d'être présente dans ce métier, et surtout égale.
— N0utch_ (@n0utch.bsky.social)2025-08-26T22:54:13.759Z
Sauf qu'on ne l'est pas, j'étais souvent la seule femme, au milieu de minimum 20 mecs, le plus souvent une 40 aine, a me battre contre les préjugés et les on dis.
— N0utch_ (@n0utch.bsky.social)2025-08-26T22:54:13.760Z
Ça m'a fatiguée, très fort. Très très fort. J'ai subi ces derniers mois des agressions physiques, et même sexuelle, qui mon mise a genoux. Des mecs qui tentent de rentrer dans mon camion, ou débarquent sur le parking avec un marteau à la main, mais aussi des drogues dans mes boissons…
— N0utch_ (@n0utch.bsky.social)2025-08-26T22:54:13.761Z
3/ Les jours de repos étaient plus nombreux et variés (fêtes locales, foires, vendanges).
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
Le capitalisme industriel a réduit ces pauses, puis les a standardisées (2 jours le week-end, quelques semaines l’été) pour coller aux besoins de production.
4/ Les horaires de travail ont été compressés autour de la journée de 8 heures, après des luttes sociales, mais… toujours cadrés par les exigences de la machine et du marché.
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025
Le rythme saisonnier agricole ou artisanal a disparu au profit de la mesure à la minute.
5/ La sociabilité aussi a changé : là où l’on vivait en réseaux de proximité (voisinage, familles élargies, cafés ouvriers, cercles), le capitalisme urbain a fragmenté le temps libre et favorisé des loisirs marchandisés (cinéma, centres commerciaux, plateformes).
— Monsieur Potichat (@GandalfLeSexy) August 15, 2025