Le 1er, j’avais 18 ans. J’étais à Lyon. Il était trop tard pour une IVG médicamenteuse, donc je suis allée à l’Hopital avec mon copain de l’époque.
— Succube anti-capitaliste (@MimieBe) May 31, 2019
Là premier rdv avec une psychologue.
Elle va me faire culpabiliser tout le long. À base de « vous auriez dû faire plus attention »
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On ne doit pas accepter ça. On ne doit pas se laisser faire.
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On ne doit pas les laisser nous reprendre les droits que nous avons si durement acquis. Jamais.
« Vous avez 18 ans, c’est pas sérieux » mais seulement moi.
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Mon mec qui est à côté elle va le féliciter de m’avoir accompagné. « C’est rare les mecs qui accompagnent leurs copines, bravo d’être là ».
J’étais dévastée.
Heureusement, la gynécologue a été parfaite.
Je n’ai pas vraiment d’autre conclusion que ça.
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Bien sûr qu’on peut et qu’on doit améliorer les choses en France. Mais n’oublions pas de nous battre aussi pour celles qui n’y ont plus accès.
Le jour de l’intervention elle a été très douce, humaine, elle m’a demandé la musique que je voulais mettre, elle m’a parlé tout le long pour me distraire.
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Vraiment, je la remercie du fond du cœur.
Ça n’a pas été traumatisant contrairement au rdv avec la psy…
Après l’IVG, une fois remise, rdv avec la gynéco, vient le moment de prescrire une contraception. Je ne supporte pas les pilules classiques.
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Me voilà donc, étudiante sans argent, avec une ordonnance de pilule 3ème génération mal remboursée et moins sûre…
Est-ce que c’était la meilleure chose à faire ? J’en sais rien.
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C’est en tout cas ce qui a été fait.
Je sors de cet IVG dévastée psychologiquement à cause du discours culpabilisant de la psy. Mon mec du moment lui va très bien et me largue 2 mois après à cause de ma dépression…
Le 2ème, j’ai 23 ans à Paris. Cette fois, je reconnais les symptômes tout de suite, je suis enceinte et je vais chez la gynéco. Elle me prescrit une IVG médicamenteuse. Je prévois une matinée accompagnée chez moi devant des films. Je perds du sang, je pense que c’est bon.
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Je dois reprendre un rdv avec la gynéco, pour vérifier. Je galère à en avoir un entre mes cours et le boulot. Quand je l’ai enfin, elle me dit que ça n’a pas marché et que je dois aller aux urgences pour me faire avorter. Elle m’engueule de n’être pas venue plus tôt.
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Là je sors un peu sous le choc. Et surtout, je suis incapable d’aller aux urgences pour ça. Vraiment. Je me plante en face de l’hôpital le plus proche et pendant 30 minutes je vais essayer de me convaincre d’y aller sans succès. Je ne vois pas l’urgence de la situation.
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