Mais Kendall se heurta à un problème inattendu : celui de l’argent. Les roubles russes ne pouvaient être convertis en monnaie étrangère. Alors, le gouvernement soviétique fit la chose la plus russe qu’il y avait à faire : ils troquèrent le pepsi contre de la vodka.
— Patrick Baud (@patrick_baud) July 7, 2019
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En échange de son cola, Kendall obtint les droits de vente exclusifs de la vodka Stolichnaya sur le territoire américain, et le marché fut rentable, car celle-ci devint l’une des marques de vodka les plus vendues aux Etats-Unis.
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Au cours des années suivantes, le Pepsi coula à flots en Russie. La marque connaissait un succès exponentiel, si bien qu’il n’y avait plus assez de vodka pour couvrir les prévisions de vente. Alors, il fallut trouver une autre monnaie d’échange.
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Et la solution proposée par le gouvernement soviétique donna lieu au deal le plus improbable de l’histoire : en 1989, pour continuer à vendre son soda, Pepsi reçut 17 sous-marins et 3 navires de guerre déclassés (un destroyer, une frégate et un croiseur).
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Je vous ai déjà raconté la fois où Pepsi s’est retrouvé à la tête d’une flotte militaire russe ? Un thread non sponsorisé ⬇️ pic.twitter.com/B33lVlV77h
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Au moment ou Kendall accepta l’offre, Pepsi devint donc l’une des puissances navales les plus importantes au monde. (On peut lire dans certains articles que c’était même la sixième, mais je n’ai trouvé aucune preuve pour confirmer cela.)
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Comme beaucoup de bonnes histoires, celle-ci commence pendant la guerre froide, dans les années 1950. A l’époque, pour apaiser les tensions entre l’Union Soviétique et les Etats-Unis, un programme d’«échanges culturels» avait été mis en place entre les deux blocs.
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Pour autant, la société ne se reconvertit pas dans les conflits maritimes, et toute la flotte fut revendue à des chantiers navals en Norvège et en Suède, qui en recyclèrent la ferraille.
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Ainsi, au cours de l’été 1959, l’URSS tint une exposition à New York pour présenter la culture russe, et en retour, les Etats-Unis montèrent la “National American Exhibition” à Moscou.
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Cette situation surréaliste inspira à Kendall une superbe pique, qu’il adressa à Brent Scowcroft, alors conseiller à la sécurité nationale de Georges H. W. Bush : “Nous désarmons l’Union Soviétique plus vite que vous ! ”
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