Encore aujourd'hui, Suzanne appelle Mémé "Tata".
— N-IB (@noemie_issan) July 20, 2019
Suzanne est une mère grand mère et arrière grand mère de tribu. Elle a dépassé les 85 ans.
Et elle offre toujours des culottes.
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Une pensée à toutes les femmes de la rue. A toutes les SDF, les prostituées, les précaires, les fugueuses, toutes celles qui vivent dans leur chaire cette fragilité.
— N-IB (@noemie_issan) July 20, 2019
La culotte de Tata Suzanne, c'est plus qu'une culotte, c'est un bouclier symbolique
Et un voeu: Qu'un jour, bientôt, les femmes et les filles ne se sentiront plus à la merci dans l'espace public.
— N-IB (@noemie_issan) July 20, 2019
Merci de m'avoir lue.
Souvenez-vous du match France-Algérie qui a permis d’exposer au grand jour la fracture identitaire dans laquelle était plongée toute une génération de franco-algériens. Sur la pelouse du Stade de France se jouait bien plus qu’un match de football et on l’a compris trop tard.
— Redwane Telha (@RedwaneTelha) July 19, 2019
Je voulais aussi vous parler du drapeau algérien. Vous avez sûrement entendu qu’on le sortait pour n’importe quelle occasion. C’est vrai. Mariage, naissance, résultats du Baccalauréat et même élection de François Hollande en 2012 ¯_(ツ)_/¯
— Redwane Telha (@RedwaneTelha) July 19, 2019
Vous avez tout à fait le droit de trouver ça stupide mais il faut que je vous raconte une histoire à propos de ce drapeau. On se replonge le 8 mai 1945. La France entière célèbre la victoire des alliés. L’Algérie, encore française a l’époque, le fête à sa manière.
— Redwane Telha (@RedwaneTelha) July 19, 2019
À Setif, dans l’Est de l’Algérie, une manifestation est organisée pour célébrer la fin du régime nazi et par la même occasion, réclamer plus de liberté et d’autonomie. Un drapeau vert, rouge et blanc est brandi. Un drapeau que le peuple algérien ne connaît pas encore très bien. pic.twitter.com/bbH6ZU0PAP
— Redwane Telha (@RedwaneTelha) July 19, 2019
Bouzid Saâl, jeune étudiant de 26 ans, porte fièrement ce drapeau. La police française, qui encadrait la manifestation, tente de s’en emparer. Bouzid Saâl refuse. Un policier lui tire dessus. Il meurt sur le coup. pic.twitter.com/89xlgZIf5s
— Redwane Telha (@RedwaneTelha) July 19, 2019
Bouzid Saâl est la première victime des massacres de Setif et de Guelma qui ont fait des dizaines de milliers de morts. Une atrocité au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Et le début de la route vers l’indépendance pour le peuple algérien.
— Redwane Telha (@RedwaneTelha) July 19, 2019
Depuis ce jour, ce drapeau est et restera un symbole d’indépendance et de liberté. Un symbole qui dépasse la nation algérienne. D’ailleurs, Fary (qui n’est pas du tout algérien) en parlait très bien chez Booska-P. pic.twitter.com/Sqq2ee4ulb
— Redwane Telha (@RedwaneTelha) July 19, 2019