L’inspection du travail peut intervenir en prison, mais seulement pour contrôler l’application des règles d’hygiène et de sécurité, mais rien qui relève du Code du travail (rémunérations, conditions d’embauche, etc).
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) March 12, 2018
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Et ce n'est pas partout comme cela, et on peut faire autrement. En Angleterre, les personnes détenues peuvent présenter des réclamations, en Italie, le droit du travail existe en partie.
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Les personnes qui pensent que la prison c'est l'hôtel, vous imaginez ce que c'est concrètement de devoir partager une cellule et des WC (oui, ce genre de détails a son importance), avec 1,2,3 personne(s), non choisies, dont certaines auraient plus leur place en HP? pic.twitter.com/PMqsYOkpiJ
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Concrètement, quel travail peut-on faire en prison? Il y a le service général (tout ce qui relève de l'entretien de la prison) ou les concessionnaires privés. L’administration pénitentiaire met à leur disposition des locaux et leur procurent la main d’œuvre moyennant redevance
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DONC BILAN. La vie en prison coûte cher (on achète son PQ, le téléphone coûte très cher), les personnes détenues veulent travailler, ne le peuvent pas toujours, sont exploitées, et les prisons françaises sont parmi les pires d'Europe
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Contrairement aux idées reçues, la vie en prison est chère. Beaucoup de produits de première nécessité ne sont pas fournis (sauf pour les personnes détenues classées comme indigentes). Un exemple symbolique: le papier hygiénique est payant (et cher).
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Il s’agit de travaux de manufacture ou de production industrielle (pliage, découpe, collage, mise sous pli) ou de travail tertiaire (centre d'appels téléphoniques). Exemples de concessionnaires : MKT Societal, Orange… Médecins sans frontières… pic.twitter.com/lV2xgAVQA7
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Aux ceux et celles qui disent "on s'en fout des personnes détenues". Je passe sur l'aspect philosophique et humain: il faut bien comprendre que cette situation ne profite à personne qu'aux boîtes privées. Que ce n'est pas une bulle hors de notre société qui ne nous concerne pas
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C'est d'ailleurs un bon point pour distinguer les mythos, ceux qui sur twitter me disent qu'ils travaillent en taule depuis 20 ans et ne savent pas que le PQ est payant: lol. Tout le monde sait ça en prison.
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Bien sûr, c'est tout bénéf pour ces entreprises, qui n'ont pas besoin de délocaliser: de la main d'oeuvre carcérale corvéable à merci, qu'on peut exploiter et sous payer sous la main!
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