Je vais être précise sur ce que cela signifie. 1/ Les salaires, très bas, puisque l'administration ne respecte pas les tarifs mis en place par la loi pénitentiaire. Le salaire est entre 1 ou 3 euros de l'heure, pour un travail généralement très répétitif
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) March 12, 2018
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Autre difficulté:entre le travail et l'école il faut très souvent choisir car les horaires ne sont pas aménagés.Pour nous qui enseignons, ça complique vraiment les choses (des personnes détenues qui lâchent l'école en cours d'année une fois qu'elles ont été acceptées au travail)
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) March 12, 2018
Si c'est un travail délégué par concessionnaire, peu importe le temps passé au travail, la personne détenue est payée à la pièce. C'est le concessionnaire qui décide du prix de la pièce. (Pas censé être légal, mais ça subsiste)
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Exemple de manquements et d'abus liés au travail signalés par les personnes détenues: 1) les conditions sanitaires déplorables 2) l'arbitraire: menacer d'enlever son travail à une personne détenue est un bon moyen de pression, le travail est vraiment un privilège
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Une personne détenue touchera donc un salaire d'environ 300-350 euros par mois pour un travail à temps complet. 4étoiles on vous dit. pic.twitter.com/HJ44ViWKJR
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Le travail n’est plus un droit mais une récompense. Les travailleurs·euses ont des droits que les autres n’ont pas : avoir une douche tous les jours par exemple (contre une fois tous les trois jours pour le reste de la population carcérale).
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) March 12, 2018
2/ Pas de contrat de travail, mais un "acte d'engagement" professionnel, flou, sans protection juridique réelle 3/ Aucun droit d’indemnité en cas de chômage technique, d’arrêt maladie, d’accident du travail.
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Cette situation ne cessera de se dégrader si l'Etat se désinvestit de plus en plus au profit du privé. L'exemple type, c'est les Etats Unis, où le monde carcéral est devenu un véritable business. C'est dénoncé et analysé par L. Wacquant ("Les prisons de la misère") pic.twitter.com/7VBA9Y2Nw4
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Les personnes détenues cotisent! Prélèvement sur les rémunérations brutes sur salaire : cotisation sociale généralisée (CSG), cotisation de remboursement à la dette sociale (CRDS), assurance vieillesse, cotisation à l’assurance maladie, tout sauf au chômage
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Et bien sûr par Angela Davis "La prison est-elle obsolète"? On en est pas encore là en France, mais ça serait bien qu'on évite, ce n'est profitable pour personne (sauf les boîtes privées) pic.twitter.com/oawXVHxHUU
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) March 12, 2018