Je rentre dans un Uber avec la boîte dans laquelle le boa siffle. Le chauffeur me dit "ça a l'air pas top pour transporter un chat". Je réponds que mon chat est un peu bizarre. Le serpent tape du cul dans la boîte.
— Sauvane & les Internets (@3615sauvane) August 31, 2019
Le mec : "c'est bien un chat dedans hein ?"
Silence de mort. pic.twitter.com/WMC7LL6ITC
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Je vous passe le moment où mon mec m'a vu passer dans la cuisine avec une boîte de 100x100cm et qu'il a commencé à hyper ventiler en mode "LE SERPENT DEVAIT PAS FAIRE 20CM ?!". Le chat était chaud, prêt pour la bagarre. Le serpent était pas ravie-ravie. Moi j'étais en sueur. pic.twitter.com/kVeCR2In0N
— Sauvane & les Internets (@3615sauvane) August 31, 2019
La nuit se passe, le lendemain matin je prends la boîte avec Lola dedans (oui bon je lui avais donné un petit nom m'voyez) et on décolle en Uber.
— Sauvane & les Internets (@3615sauvane) August 31, 2019
La conductrice et moi on se retrouve bloqué dans les bouchons, on papote. Elle est très intriguée par la boîte et son contenu. pic.twitter.com/okmOiMzRhL
J'esquive ses questions autant que possible mais au bout de 30min je commence à manquer d'arguments. Je lui explique la situation à demi-mots. Elle se raidit.
— Sauvane & les Internets (@3615sauvane) August 31, 2019
Après ça plus un mot échangé, elle a trouvé un raccourci pour me jeter sur le lieu de tournage et basta. pic.twitter.com/dB8lGTz0f2
Sur le plateau je prépare Lola sous un spot bien chaud, elle est très gentille et agréable. Je la manipule pour l'habituer à mon contact, aux sons, au lieu et ses gens.
— Sauvane & les Internets (@3615sauvane) August 31, 2019
On me dit que la danseuse qui doit la porter pour sa scène va arriver.
La meuf arrive, elle s'évanouit. pic.twitter.com/xxRFVF47NH
Ce sont des prestataires privés qui proposent ces produits aux personnes détenues, qui ne peuvent ni négocier, ni choisir ailleurs. Le prestataire peut donc se faire des bénéfices considérables… pic.twitter.com/nlqsesBeUK
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) March 12, 2018
Cette situation porte préjudice à tout le monde: aux personnes détenues exploitées, aux victimes qui ne pourront percevoir leurs dommages et intérêts que lentement, aux travailleur·es à l'extérieur qui subissent une concurrence avec cette délocalisation interne (dumping social)
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) March 12, 2018
ah oui et encore une chose, j'en peux plus d'entendre "oui mais avec nos impôts on leur paie la télé": LA TELEVISION EST PAYANTE EN PRISON (et ça peut être l'enfer, une grosse source de tension, quand qqn impose une télé allumée H/24)
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) March 12, 2018
La délégation de ces cantines au privé a fait bondir les prix. Le contrôleur des lieux de privation de liberté et la cour des comptes ont plusieurs fois dénoncé cette situation, après avoir constaté des abus énormes entre les prix à l'intérieur et l'extérieur
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) March 12, 2018
Autre cliché sur la prison: les personnes détenues ne veulent pas travailler, mais juste se tourner les pouces. Faux, il y a une forte demande d'accès au travail. En théorie, c'est un droit pour toutes et tous, en réalité, son accès peut être très compliqué
— Laélia Véron (@Laelia_Ve) March 12, 2018