En cette année de mise en lumière (enfin) des violences faites aux femmes, je me devais, je crois, moi aussi de prendre la parole.
— Guillaume Mélanie 🎄🤶 (@Guill_Melanie) December 10, 2019
Pour elle.
Car elle ne peut plus le faire.
Et qu’elle l’aurait voulu.
Le suicide des femmes victimes de violences existe.
Merci de m’avoir lu.
Non classé
PS :
— Guillaume Mélanie 🎄🤶 (@Guill_Melanie) December 10, 2019
Je veux dire que pour moi, aujourd’hui, tout va bien, ce sont à celles qui sont encore vivantes, mais dans l’enfer des violences, qu’il faut penser.
Pensons à elles toutes.
MERCI
— Guillaume Mélanie 🎄🤶 (@Guill_Melanie) December 11, 2019
Pour vos si nombreux messages et marques de bienveillance.
Aux rares qui demandent pourquoi je n’ai rien fait à 24 ans : je me suis battu plusieurs fois avec mon père ado & adulte.
Les violences étaient plus visibles quand nous étions petits.
Fou de devoir se justifier.
La fin de la joie.
— Guillaume Mélanie 🎄🤶 (@Guill_Melanie) December 10, 2019
Le départ d’une grande femme, la meilleure d’entre nous.
Elle a choisi de partir car elle n’en pouvait plus.
Elle ne supportait plus la violence et la folie d’un mari qu’elle n’arrivait pas à quitter.
60 ans, elle venait juste d’être à la retraite.
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Elle n’a eu que mon père comme homme dans sa vie.
— Guillaume Mélanie 🎄🤶 (@Guill_Melanie) December 10, 2019
Le seul.
Il n’était ni gentil avec elle, ni prévenant, ni bienveillant.
Il la rabaissait, l’humiliait, la terrorisait sans cesse.
Et nous, les enfants, par la même occasion.
On ne savait jamais quand ça allait tomber.
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On ne savait ni quand, ni vraiment pourquoi, ni dans quelles proportions.
— Guillaume Mélanie 🎄🤶 (@Guill_Melanie) December 10, 2019
Mais il finissait toujours par tout gâcher.
Nos anniversaires, nos Noëls, nos jours de joie.
Violences verbales, humiliations, insultes, tout casser dans la maison.
Il nous tenait par la terreur.
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Une nuit, alors que j’avais 3 ou 4 ans, il a même essayé de l’étouffer dans son sommeil avec un oreiller.
— Guillaume Mélanie 🎄🤶 (@Guill_Melanie) December 10, 2019
Si ma soeur ne s’était pas réveillée, ma mère serait morte.
Il ne la « tabassait » pas mais lui mettait des claques, les soirs de grandes crises.
Violence toujours.
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J’ai passé mon enfance à espérer que mon père meurt.
— Guillaume Mélanie 🎄🤶 (@Guill_Melanie) December 10, 2019
Sensation étrange.
Je ne lui souhaitais pas de mal, je voulais que ça s’arrête.
Qu’elle soit tranquille.
Je la suppliais de divorcer.
Elle n’y arrivait pas : peur pour nous, de se retrouver à la rue, sans moyens…
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Alors, quand elle a eu 60 ans, et qu’on lui a imposé sa retraite, elle a préféré partir.
— Guillaume Mélanie 🎄🤶 (@Guill_Melanie) December 10, 2019
Elle a préféré se suicider, plutôt que de passer 24/24 avec mon père.
Je commençais à vivre du théâtre, elle pouvait enfin s’en aller.
Elle a préféré mourir plutôt que subir encore.
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On a une histoire de la grève en France que des gens ont vécus et qu'ils veulent aujourd'hui effacer – alors qu'ils étaient aux 1res loges. Ces grèves nous ont apporté pas mal de très, très bonnes choses. Je refuse qu'on les oublie. Je refuse qu'on dépolitise la grève.
— Marie (@emojifeu) December 8, 2019