Malgré le pavillon de complaisance moldave, il n'échappe pas aux autorités du port qui découvrent un navire qui n'est pas en règle et ne respecte aucune norme de sécurité quand bien même il transporte 2750t d'explosifs.
— Oui d'accord (@OuidaccordOK) August 5, 2020
Les autor. libanaises lui interdisent de reprendre sa route.
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…donc si on se retrouve dans une situation où on doit choisir entre sauver une tonne de patate ou une personne… le calcul est facilement réalisable.
— Oui d'accord (@OuidaccordOK) August 6, 2020
ERRATUM (#1/?) : Merci à @2Roues_2Minutes d'avoir précisé que le nitrate d'ammonium n'est pas, en soi, un explosif.
— Oui d'accord (@OuidaccordOK) August 6, 2020
J'ai fait le raccourci dès le début pour mettre l'accent sur le non-respect de normes de sécurité suffisantes dans un objectif de profit. Merci de la correction ! pic.twitter.com/czGY3yQjkI
Ça semble absurde pour nous le commun des mortels mais y a pas besoin de chercher loin: le "Faut-il sacrifier les vieux pour sauver l'économie ?" qu'on a entendu à la TV ces derniers mois n'est rien d'autre qu'un calcul entre la valeur d'une vie et la valeur de biens matériels.
— Oui d'accord (@OuidaccordOK) August 6, 2020
Que fait notre riche russe chypriote ? Il déclare faillite (et récupère donc probablement un beau pactole grâce aux assurances) et abandonne le navire et son équipage.
— Oui d'accord (@OuidaccordOK) August 5, 2020
On retrouve ce calcul à plusieurs reprises dans notre histoire de navire moldave :
— Oui d'accord (@OuidaccordOK) August 6, 2020
– Le choix d'un pavillon de complaisance moldave permet au propriétaire de sacrifier la sécurité de son équipage en échange d'une meilleure fiscalité sur ses profits.
Les 10 marins – 8 ukrainiens et 2 russes – se retrouvent dans une immense merde : ils ne sont plus payés, doivent gérés 2750t d'explosifs stockés dans des conditions déplorables et ne peuvent pas mettre un pied hors du bateau à cause des lois d'immigration du Liban/de leurs pays.
— Oui d'accord (@OuidaccordOK) August 5, 2020
– Le droit international accepte parfaitement cette situation : la majorité de la flotte commerciale bat un pavillon de complaisance exactement pour la même raison.
— Oui d'accord (@OuidaccordOK) August 6, 2020
Certains vont devoir passer 1 an coincés dans ce navire délabré, à quai, à vivre et dormir à côté de 2750 tonnes d'explosifs.
— Oui d'accord (@OuidaccordOK) August 5, 2020
(Un petit compte-rendu de leurs aventures ici : https://t.co/vAzWNSXBYL)
– Le propriétaire abandonne le navire, la cargaison et son équipage parce que les rapatrier lui coûterait plus cher que de déclarer faillite (et les fameuses assurances qui font leur fortune en faisant ces calculs ont probablement été mobilisées).
— Oui d'accord (@OuidaccordOK) August 6, 2020